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 4. Des conditions de l'initiation

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Jean Serlun

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Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 4. Des conditions de l'initiation   Lun 14 Sep - 23:30

Chapître 4 : des conditions de l’initiation (page 29-34) :

a) la première de toutes est l’aptitude ou disposition naturelle :

La première condition est une certaine aptitude ou disposition naturelle
car l’individu ne peut développer que des possibilités qu’il porte en lui dès l’origine. Cette aptitude est celle qui est requise dans toutes les traditions initiatiques.

Cette condition est la seule qui soit commune à l’initiation et au mysticisme même si la disposition naturelle demandée au mystique est différente de celle demandée pour l’initiation, voire opposée, et surtout suffisante.

La disposition naturelle est suffisante pour le mystique car ce sont les
circonstances qui le font passer de la puissance à l’acte. Le mysticisme a un caractère passif qui le garde de tout effort ou travail personnel. D’ailleurs, les théologiens considèrent comme un faux mystique celui qui cherche par un effort quelconque à obtenir des visions ou des états extraordinaires.

b) la deuxième est le travail actif :

Pour l’initié, le travail actif constitue une autre condition aussi nécessaire que la première et sans laquelle le passage de la « puissance » à « l’acte » (qui est proprement la réalisation) ne saurait s’accomplir en aucune façon.

La conséquence en est que l’initié a besoin de connaissances d’ordre doctrinal (dont la compréhension théorique est indispensable à toute réalisation) mais que le mystique peut entièrement s’en passer. D’où pour le mystique les erreurs et confusions multiples, et l’incapacité de s’exprimer intelligiblement.

Lorsque l’on parle de « connaissances initiatiques », cela n’a rien à voir avec tout ce qui n’est qu’instruction extérieure et savoir profane qui, vu
l’éducation moderne, peut même constituer un obstacle à l’initiation.
Un homme peut savoir ni lire ni écrire et atteindre aux plus hauts degrés de l’initiation et des savants du monde profane peuvent n’être initiables à aucun degré.

c) la troisième est le rattachement à une organisation traditionnelle :

Le mystique est un isolé, un irrégulier qui parfois ne sait pas lui-même ce qu’il est vraiment., surtout que son accession à la connaissance est polluée par un mélange de sentiment et d’imagination.

Le mystique ne dispose d’aucun moyen de reconnaissance. Il n’a pas de
généalogie, il est tel par une sorte de génération spontanée. Ainsi, il est difficile de distinguer le vrai du faux mystique. Par contre, on peut distinguer la vraie de la fausse initiation par l’absence de cette condition essentielle qu’est le rattachement à une organisation traditionnelle régulière.

Des ignorants croient qu’on « s’initie soi même. » Ils confondent alors le travail à effectuer pour que l’initiation, de virtuelle, devienne alors effective avec l’initium, c’est-à-dire l’entrée ou le commencement. L’initiation étant une seconde naissance, comment un être pourrait-il agir lui-même avant d’être né ?

Mais, si un être est vraiment qualifié, il porte en lui les possibilités qu’il s’agit de développer. Pourquoi ne pourrait il le réaliser par son propre effort, sans intervention extérieure ? Pour cela, il faudra être deux fois né dès le premier instant de son existence individuelle.

Mais, si la chose n’est pas impossible par principe, c’est pourtant une impossibilité de fait dans les conditions de notre monde. Nous ne sommes plus aujourd’hui dans les conditions primordiales où tous les hommes possédaient normalement et spontanément un état qui est aujourd’hui attaché à un haut degré d’initiation. C’est ce que la tradition hindoue désigne par le mot HAMSA, caste unique qui existait à l’origine et désignait un état « ATIVARNA », au-delà de la distinction des castes actuelles. A cette époque, le mot même d’initiation n’avait aucun sens.

Mais aujourd’hui, nous sommes dans le Kali-Yuga, c’est-à-dire dans un temps où la connaissance spirituelle est devenue cachée et ne peut être
atteinte que par rattachement à une organisation initiatique. De cela, les hommes des premiers ages n’avaient pas besoin car leur développement spirituel s’accomplissait aussi naturellement que leur développement corporel.

La condition du rattachement à une organisation traditionnelle s’impose donc conformément aux lois qui régissent notre monde actuel.

Pour comprendre, recourons à une analogie : Tous les êtres qui se développeront au cours d’un cycle sont contenus dès le commencement à l’état de germes subtils dans l’œuf du monde. Mais même si la chose n’est pas inimaginable, ils ne naissent pas à l’état corporel d’eux-mêmes et sans parents. Ce n’est pas l’ordre de notre monde.

Bien sur, il peut y avoir des exceptions et, d’une certaine façon, les mystiques sont des exceptions mais ils sont quelque part des anomalies irrégulières alors que l’initiation est régulière et n’a rien à voir avec ces anomalies Ceci dit, le mystique doit lui aussi répondre à quelque loi car rien dans l’ordre universel ne peut y échapper.

Précisons maintenant le rôle du rattachement à une organisation traditionnelle qui ne saurait dispenser du travail intérieur que chacun doit accomplir. Il faut comprendre que la transmission de la connaissance initiatique ne peut en aucun cas se comparer à celle d’un professeur dans l’enseignement profane.

En fait, dans son essence même, elle est proprement incommunicable puisque ce sont des états à réaliser intérieurement. On ne peut en fait
qu’enseigner des méthodes préparatoires à l’obtention de ces états.

Ce qui peut être fourni en dehors c’est une aide qui facilite le travail et un contrôle qui écarte les obstacles et les dangers qui peuvent se présenter.

La transmission initiatique est essentiellement la transmission d’une influence spirituelle. Quel rôle joue donc cette influence spirituelle entre l’aptitude naturelle préalable inhérente à l’individu et le travail de réalisation qu’il accomplira par la suite ?

Les phases de l’initiation sont les mêmes que celles du Grand Œuvre
hermétique : expression symbolique reproduisant celles du processus
cosmogonique. Cette analogie se fonde sur celle du microcosme avec le
macrocosme. On peut dire que les aptitudes ou possibilités incluses
dans la nature individuelle ne sont qu’une materia prima , une pure
potentialité où il n’est rien de développé ni de différencié.

C’est alors l’état chaotique et ténébreux que le symbolisme initiatique fait
précisément correspondre au monde profane et dans lequel se trouve l’être qui n’est pas encore parvenu à la seconde naissance.

Pour que ce chaos puisse prendre forme et s’organiser, il faut qu’une
vibration initiale lui soit communiquée par les puissances spirituelles (les Elohim de la Génèse hébraïque). Cette vibration, c’est le FIAT LUX qui illumine le chaos et qui est le point de départ de tous les développements ultérieurs. Au point de vue initiatique, cette illumination est constituée par la transmission de l’influence spirituelle dont nous venons de parler. D’où l’expression « donner la lumière » ou « recevoir la lumière » qui désigne la transmission même.
Le nombre 7 des Elohim est en rapport avec la constitution des organisations initiatiques qui doit être effectivement une image de l’ordre cosmique lui-même.

A partir du moment où cette influence spirituelle se met à agir, les possibilités spirituelles de l’être passent de la simple potentialité à une virtualité prête à se développer en acte dans les divers stades de la réalisation initiatique.

d) résumé :

L’initiation implique trois conditions qui se présentent en mode successif et qu’on peu faire correspondre aux trois termes de « potentialité », de « virtualité » et d’ « actualité » :

la qualification constituée par certaines possibilités inhérentes à la nature propre de l’individu, et qui sont la « materia prima » sur laquelle le travail initiatique devra s’effectuer.

La transmission par le moyen d’un rattachement à une organisation traditionnelle, d’une influence spirituelle donnant à l’être l’illumination qui lui permettra d’ordonner et de développer ces possibilités qu’il porte en lui.

Le travail intérieur par lequel ce développement sera réalisé graduellement, faisant passer l’être, d’échelon en échelon, à travers les différents degrés de la hiérarchie initiatique, pour le conduire au but final de la Délivrance ou de l’Identité Suprême.
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MessageSujet: Re: 4. Des conditions de l'initiation   Mar 15 Sep - 10:38

Jean Serlun a écrit:


(...) Nous ne sommes plus aujourd’hui dans les conditions primordiales où tous les hommes possédaient normalement et spontanément un état qui est aujourd’hui attaché à un haut degré d’initiation. C’est ce que la tradition hindoue désigne par le mot HAMSA, caste unique qui existait à l’origine et désignait un état « ATIVARNA », au-delà de la distinction des castes actuelles. A cette époque, le mot même d’initiation n’avait aucun sens.

Mais aujourd’hui, nous sommes dans le Kali-Yuga, c’est-à-dire dans un temps où la connaissance spirituelle est devenue cachée et ne peut être
atteinte que par rattachement à une organisation initiatique. De cela, les hommes des premiers ages n’avaient pas besoin car leur développement spirituel s’accomplissait aussi naturellement que leur développement corporel.
(...)


René Guénon a écrit ses réflexions de Cherchant et je respecte son travail, c'est un témoignage de ses recherches.
Témoignage, oui.
Doctrine, non.
C'était un être humain, un FM.*., un initié, un cherchant.
Je ne pense pas qu'il avait l'ambition de devenir un "Gourou" ?

Il y a des "constantes" dans son cheminement.

Notamment la croyance qu'AVANT, les êtres humains étaient "plus spirituels".
Et aussi la croyance qu'AILLEURS, les traditions sont aussi plus spirituelles...
Le paradis perdu...

A cette "nostalgie guénonienne" de l'AVANT et de l'AILLEURS, j'ai envie de répondre : ICI et MAINTENANT... Wink

C'est ICI et MAINTENANT que nous sommes incarnés et que nous avons à oeuvrer.

D'autant que je suis plutôt sceptique sur ces croyances guénoniennes...

Cette NOSTALGIE de l'Avant et de l'Ailleurs me semble être comme une nostalgie de notre état de foetus, baignant, bienheureux, dans le ventre maternel...
Ce foetus vit toujours en nous, dans notre "mémoire reptilienne"... il est une partie de notre égo, et c'est important de faire sa connaissance... car c'est l'état originel de notre humanité...
C'est l'Origine, non le But...
"Connais-toi toi même"... "Visite l'intérieur de la Terre..."
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: 4. Des conditions de l'initiation   Mer 16 Sep - 0:24

Pierrette, ce n'est pas le Paradis perdu que Guénon nous montre, c'est la Parole perdue, celle qui est créatrice.

Elle est autant devant nous que derrière nous puisque l'histoire des hommes est cyclique et que le but n'est pas bien loin ... quoique nous ne connaissions "ni le jour ni l'heure".

Mais, tu as raison, Guénon n'est pas un guru ... juste un témoin de la Tradition et, tel l'élargissement du cercle produit par le "rond dans l'eau", il nous rappelle que nous nous éloignons de l'Un qui nous a créé pour y revenir un jour.
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MessageSujet: Re: 4. Des conditions de l'initiation   Jeu 17 Sep - 13:04

Jean Serlun a écrit:


(...)
nous nous éloignons de l'Un qui nous a créé pour y revenir un jour.

Cela m'évoque les théories des astrophysiciens de l'expansion de l'univers après le big-bang.
L'univers va-t-il continuer indéfiniment son expansion ?
Certains avancent l'idée qu'après une période d'expansion, il y aura une période de contraction, et que l'univers retournerait alors à son état initial d'avant le big-bang. C'est à dire, l'indifférencié, le Un.
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