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 9. Tradition et transmission

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Jean Serlun

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Nombre de messages : 424
Age : 62
Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 9. Tradition et transmission   Lun 19 Oct - 19:45

Chapître 9 : Tradition et transmission (page 61-64) :

Le mot tradition exprime l’idée de transmission.

Peut on dire que n’importe quoi, même quelque chose de profane, peut faire l’objet d’une tradition ?
Pourquoi en restreindre l’emploi au seul domaine du sacré ?

1. Aux origines c'était l’Etat « normal » de l’humanité :

A cette remarque, on peut objecter qu’à l’origine la distinction entre « profane » et « sacré » était inexistante.
Il n’y a pas proprement un domaine profane auquel un certain ordre de choses appartiendrait par sa nature même. Il n’y a qu’un « point de vue » profane qui n’est que le produit et la conséquence d’une certaine dégénérescence, résultant elle-même de la marche descendante du cycle humain et de son éloignement graduel de l’état principiel.
Antérieurement à cette dégénérescence, dans l’état normal de l’humanité non encore déchue, tout avait véritablement un caractère traditionnel parce que tout était envisagé dans sa dépendance essentielle à l’égard des principes et en conformité avec ceux-ci. Si bien qu’une activité profane (séparée des principes et les ignorant) eût été inconcevable même pour ce qui relève de la « vie ordinaire ».
A propos de « vie ordinaire », il est probable que ce qui pouvait y correspondre alors devait apparaître sous un aspect bien différent de ce que nos contemporains entendent par là.
Pour simplifier, on peut dire que la conception profane des choses n’est propre qu’à la civilisation moderne (à part peut-être l’antiquité « classique ») et ne représente que l’ultime degré de la dégénérescence.

2. Tradition n’est pas usage :

Pourquoi donc, ce qui est considéré comme profane est il aujourd’hui exclu de l’idée de tradition qui ne s’applique qu’à ce qui a gardé son caractère originel, avec l’aspect « transcendant » qu’il comporte ?
On ne peut non plus se contenter d’évoquer l’usage ni le sens du mot pris par le mot dans la tradition latine.
Dans la tradition hébraïque, le mot qabbalah a exactement le même sens, s’appliquant même à ce qu’il y a de plus intérieur dans la tradition, ce qui en constitue l’esprit même. Cela montre bien qu’il doit y avoir là quelque chose de plus important et de plus significatif que l’usage.

En somme, ce que l’on appelle « tradition » c’est ce qui est resté tel qu’il était à l’origine. C’est bien quelque chose qui a été transmis d’un état antérieur de l’humanité à son état présent.

On peut ajouter à cette explication celle d’une transmission partant des principes mêmes pour se communiquer à l’état humain. Ce sens rejoint et complète le précédent.

3. Transmissions verticale et horizontale ou transcendance et permanence :

On peut même parler d’une transmission verticale du supra-humain à l’humain et d’une transmission horizontale à travers les états et les stades successifs de l’humanité.

Ajoutons que la transmission verticale est essentiellement « intemporelle », la transmission horizontale seule impliquant une succession chronologique.

La transmission verticale est telle de haut en bas mais, si on la considère de bas en haut, elle devient une « participation de l’humanité » aux réalités de l’ordre principiel. Cette participation est assurée par la tradition sous toutes ses formes puisque c’est par quoi l’humanité est mise en rapport effectif et conscient avec ce qui lui est supérieur.

La tradition horizontale devient, elle, un « retour aux origines », c'est-à-dire une restauration de l’état primordial. Cette restauration est nécessaire pour que l’homme puisse s’élever effectivement aux états supérieurs.

Tout ce qui est traditionnel participe du caractère de transcendance qui appartient aux principes et au caractère de permanence qui exprime l’immutabilité de ces principes et qui se communique pareillement à ses applications dans les domaines contingents.

Même quand la tradition doit s’adapter aux circonstances, la permanence est toujours maintenue quant à l’essentiel.

Conclusion :

Ce qui caractérise le point de vue profane, c’est qu’il est réduit à une contingence soumise à l’instabilité et à la variabilité, à un changement continuel (comme la mode).

Tout ce qui est du point de vue profane est donc soumis au changement au point que toute transmission y devient un « anachronisme » pur et simple ou une « superstition ».

Voilà pourquoi la Tradition peut être considérée comme la transmission par excellence.
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