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 15. Des rites initiatiques.

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Jean Serlun

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MessageSujet: 15. Des rites initiatiques.   Ven 27 Nov - 21:33

Chapître 15 : Des rites initiatiques (page 109 -114) :

Les rites constituent l’élément essentiel pour la transmission de l’influence spirituelle et le rattachement à la « chaîne » initiatique : Sans les rites, il ne saurait y avoir d’initiation en aucune façon.

La présence des rites est un caractère commun à toutes les institutions traditionnelles (exotériques ou ésotériques).

Les rites ont pour but de mettre en rapport l’être humain avec quelque chose qui dépasse son individualité et appartient à d’autres états d’existence. La communication ainsi établie n’est d’ailleurs pas forcément consciente car elle s’opère par l’intermédiaire de certaines modalités subtiles de l’individu dans lesquelles la plupart des hommes sont actuellement incapables de transférer le centre de leur conscience.

S’il est accompli conformément aux règles traditionnelles (sans lesquelles il serait une forme vide et un vain simulacre), le rite porte toujours son efficacité en lui-même, que son effet soit apparent ou non, qu’il soit immédiat ou différé.

L’efficacité des rites n’est ni « merveilleuse » ni « magique » : elle résulte de l’application de lois qui régissent les influences spirituelles dont la « technique » rituelle n’est que l’application et la mise en œuvre. Cela est vrai aussi bien pour l’exotérisme que pour l’ésotérisme et ne laisse place ni à la fantaisie ni à l’arbitraire. L’efficacité est indépendante de ce que vaut l’individu qui accomplit le rite. Seule compte la fonction, et non l’individu. Il suffit que celui-ci ait reçu régulièrement le pouvoir d’accomplir le rite. Même s’il n’en comprend pas vraiment la signification, même s’il ne croit pas à son efficacité, le rite est valable si toutes les règles prescrites ont été convenablement observées.

Ainsi, on ne peut employer valablement l’expression « jouer au rituel » pour des maçons car le rituel n’est jamais quelque chose à quoi l’on joue mais il demeure toujours une chose sérieuse et réellement efficace, même à l’insu de ceux qui y prennent part. « Jouer au rituel » ne s’appliquerait éventuellement qu’à des profanes qui simuleraient les rites.

Le caractère rituel de l’initiation est l’une des différences fondamentales qui la sépare du mysticisme, lequel n’a besoin au mieux que de l’observance de certains rites religieux ordinaires sans d’ailleurs que ce lien soit vraiment nécessaire. Par contre, il n’y a pas d’initiation sans rites spéciaux et appropriés.
L’initiation repose toujours sur des lois scientifiques positives et sur des règles techniques rigoureuses : c’est pourquoi l’on parle d’art sacerdotal ou d’art royal

Les rites initiatiques sont différents des rites exotériques en ce sens que les premiers ne concernent qu’une élite possédant des qualifications particulières tandis que les seconds sont publics et s’adressent indistinctement à tous les membres d’un milieu social donné. Les buts sont donc différents : exemple de l’erreur des ethnologues et des sociologues qui qualifient improprement de « rites d’initiation » des rites concernant simplement l’agrégation de l’individu à une organisation sociale extérieure et dont la seul qualification requise est d’avoir atteint un certain age.

Au contraire des rites initiatiques, les rites exotériques n’ont pas pour but d’ouvrir l’être à certaines possibilités de connaissance auxquelles tous ne sont pas aptes. De plus, leur action n’est pas destinée à dépasser le domaine de l’individualité bien que faisant appel à l’intervention d’un élément supra individuel Ainsi, toute religion se propose uniquement d’assurer le salut, finalité relevant de l’ordre individuel. Jamais on n’envisage la délivrance qui est le but dernier et suprême de toute initiation.

Autre différence capitale : l’initiation, quel que soit le degré atteint, représente pour l’être qui l’a reçue une acquisition permanente, un état que virtuellement ou effectivement, l’initié a atteint une fois pour toutes et que rien ne saurait lui enlever. Au contraire, les états mystiques apparaissent comme quelque chose de passager, de fugitif, dont l’être sort comme il y est entré et peut même ne jamais retrouver. Ces états ont donc un caractère phénoménique, reçu du dehors, au lieu de procéder de l’intériorité même de l’être. Cela rappelle que le point de vue religieux maintient la dualité par là même qu’il se rapporte essentiellement au « Non-Suprême » (selon la terminologie hindoue).

Ainsi, les rites d’initiation confèrent un caractère définitif et ineffaçable. C’est vrai aussi pour certains rites religieux qui, pour cette raison, ne sauraient être renouvelés pour le même individu et présentent ainsi une certaine analogie avec les rites initiatiques au point qu’on pourrait les considérer comme une sorte de transposition de ceux-ci dans le domaine exotérique.

Exemple : parmi les 7 sacrements du catholicisme, trois ne peuvent être reçus qu’une seule fois (baptême, confirmation, ordre) : analogie du baptême avec une initiation, en tant que « seconde naissance ». confirmation = accession à un degré supérieur. Ordre = transmission des influences spirituelles, seul sacrement requérant certains qualifications spéciales.

Autre conséquence : une fois qu’elle a été reçue, la qualité initiatique n’est pas attachée au fait d’être membre actif de telle ou telle organisation. Rien ne peut rompre le rattachement à une organisation traditionnelle même si l’individu n’a plus de contact apparent avec elle.

Ainsi, les organisations initiatiques diffèrent profondément des associations profanes auxquelles elles ne peuvent être ni assimilées ni comparées. Dans les organisations initiatiques, seules comptent les réalités intérieures, les questions d’ordre administratif sont totalement accessoires.

Ainsi, il est tout à fait inexact de parler d’un « ex-maçon ». Démissionnaire ou exclu, un maçon le demeure, qu’il le veuille ou non, et même s’il ne fait partie d’aucune loge ou d’aucune obédience. Pour preuve, si on le réintègre, on ne l’initie pas de nouveau. Seule l’expression anglaise « unattached mason » convient en pareil cas.
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: 15. Des rites initiatiques.   Ven 27 Nov - 21:34

Très beau texte sur l'importance des rites et surtout sur la différence entre exotérisme et ésotérisme : le premier vise le SALUT (ce qui n'est pas si mal !), le deuxième a pour objectif la DELIVRANCE (ce qui est encore mieux !).
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Ness

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MessageSujet: Re: 15. Des rites initiatiques.   Dim 29 Nov - 21:39

Bonjour.
Les mots qui me viennent à l’esprit :
Adhésion.
Effet retardataire – révélation si non compréhension dans un premier temps.
Démarche inévitable pour l’abandon de son enveloppe post-initiatique.
Peut-on passer au rite de l’Exotérisme sans être passé par celui de l’Esotérisme ?
Age minimum requis en quoi, augmentation d’un passif spirituel ou matériel ? Danger de se conformer à de telles études sociologiques…
C e qui est acquis d’une démarche volontaire et autodidacte reste gravé dans la mémoire.Combien de fidèles oublient le chemin de leurs églises, pour ma part je n’ai pas oublié le premier abbé qui m’a fait faire fausse route mais montré un des sentiers, pour qui j’aurai toujours le plus profond respect.
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: 15. Des rites initiatiques.   Dim 29 Nov - 23:52

"Peut-on passer au rite de l'Exotérisme sans être passé par celui de l'Esotérisme ?" dis-tu

Je crois que l'interrogation devrait être contraire. En effet, l'exotérisme est ce qui est accessible au plus grand nombre, c'est la voie la plus facile.

Alors que l'ésotérisme n'est accessible qu'à la minorité de ceux qui acceptent ses exigences, entre autres de retrouver en eux les qualifications enfouies sous la gangue de l'individualisme et du matérialisme.

Mais il est vrai que, dans notre société quelque peu désaxée (terme utilisé exprès), certains d'entre nous retrouvent le chemin de l'exotérisme après avoir découvert l'ésotérisme maçonnique, pratiqué les rituels et lu les livres sacrés ... C'est étrange mais notre monde est fait ainsi.

Il y a quelques années, j'ai connu un frère qui a quitté notre Loge après s'être converti et s'être convaincu que le seul chemin à prendre était celui de l'église. Il nous a assurés que nous faisions fausse route avec notre ésotérisme. Un peu abasourdis, nous l'avons laissé partir mais je regrette toujours qu'il n'ait pas vu l'absolue nécessité de la complémentarité entre les deux démarches.
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Ness

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MessageSujet: Des rites Initiatiques   Lun 30 Nov - 22:39

Citation:
Aujourd'hui, l'immense majorité des "savants" de toutes confessions, - aussi bien que dans le monde juif - s'accordent sur ceci : la plupart des livres bibliques ne sont pas l'œuvre "personnelle" de personnages connus, mais plutôt le résultat final d'un long et obscur travail de réflexion et de réécriture... comme la lente germination d'une plante...
Jacques Vermeylen

Oui, l’ésotérisme n’a pu s’affirmer probablement qu’après l’exotérisme, mais n’y-t-il pas pu y avoir une forme d’ésotérisme avant les saintes écritures ?
Vous laissant conclure sur ce sujet passionnant,
Respectueusement.
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: 15. Des rites initiatiques.   Mar 1 Déc - 9:52

En effet, la plupart des spécialistes s'accordent sur une rédaction de la Bible, telles que nous la connaissons aujourd'hui, entre le VI° et le IV° siècle avant JC, c'est-à-dire pendant la captivité de Babylone et dans les premiers temps du retour sur la terre promise.

Nous n'en connaissons pas les rédacteurs mais il est judicieux de penser à un groupe d'inconnus et qui n'ont pas désiré laisser de marque individuelle. De là à penser qu'il s'agit d'initiés qui ont ainsi voulu sauver et mettre en ordre une tradition faite de morceaux épars (tradition abrahamique, tradition mosaïque, tradition royale, ...) ! Certes, nous n'avons aucune certitude mais c'est bien séduisant et c'est peut-être la trace ténue du travail obscur et occulte des initiés de l'époque.

Quant à l'ésotérisme, il est toujours antérieur à l'exotérisme car il est le lien entre l'exotérisme et le Centre spirituel qui maintient la Tradition vivante. Toutes les Ecritures sacrées ne sont qu'une extériorisation d'une spiritualité ésotérique. La preuve en est qu'elles sont écrites, et donc accessibles à tous alors que l'ésotérisme est normalement oral et ne se transmet que d'initié à initié dans le secret de l'organisation initiatique qui a charge du Dépot Sacré à un moment donné.
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MessageSujet: Re: 15. Des rites initiatiques.   

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