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 22. Le rejet des "pouvoirs".

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Jean Serlun

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Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 22. Le rejet des "pouvoirs".   Sam 16 Jan - 11:50

Chapître 22 : Le rejet des « pouvoirs » (page 153 -157) :

Nous avons montré le peu d’intérêt des prétendus pouvoirs psychiques et l’absence de tout rapport entre eux et une réalisation d’ordre spirituel ou initiatique à laquelle ils sont en fait nuisibles. C’est une distraction au sens étymologique du mot : si l’on se laisse absorber par les multiples activités du monde corporel, on n’arrivera jamais à centrer sa conscience sur des réalités supérieures ni à en développer les possibilités.
C’est encore plus vrai pour celui qui se disperse dans la multiplicité plus vaste et plus variée du monde psychique, avec ses indéfinies modalités. Il en sera prisonnier à jamais, surtout s’il s’illusionne sur ses valeurs.

Ainsi, qui veut suivre une voie initiatique doit écarter impitoyablement ces fameux pouvoirs comme des obstacles le détournant du but recherché. On ne peut parler vraiment de tentations ni de ruses diaboliques mais pourtant le monde de la manifestation individuelle tend à retenir celui qui vise à lui échapper. C’est une sorte de réaction inconsciente des forces adverses. Pourtant, l’homme qui n’est pas encore totalement affranchi des conditions de l’état individuel humain ne doit pas s’étonner des répercussions extérieures et inattendues du travail intérieur auquel il se livre.

C’est encore plus difficile pour ceux qui possèdent naturellement certaines facultés psychiques anormales car il doivent s’en désintéresser totalement jusqu’à les supprimer tout à fait.
En effet, le travail initiatique demande à restreindre pendant certaines périodes l’usage des sens corporels mais aussi des facultés psychiques. Plus fort, si un homme ne peut vivre s’il arrête totalement l’usage de ses sens, il n’en est pas de même en ce qui concerne les facultés psychiques ; bien au contraire, il ne peut qu’y gagner en équilibre mental et faciliter le développement de ses possibilités d’ordre supérieur.

Qui produit des phénomènes extraordinaires est souvent inférieur sous le rapport intellectuel et spirituel car il est devenu incapable d’autre chose que la production du « phénomène » auquel il a consacré toute sa vie. Ceux qui cèdent à l’attrait du domaine psychique risquent ainsi au pire la « désintégration » de leur être conscient et au mieux l’arrêt de tout développement spirituel.

Si des organisations initiatiques authentiques exercent certains individus au développement de pouvoirs psychique, c’est que ceux-ci ne peuvent faire autre chose, les qualifications initiatiques leur faisant défaut. C’est un lien inférieur avec une organisation traditionnelle qui peut les utiliser pour des buts dont ils sont inconscients.

Si l’on atteint un certain degré de réalisation initiatique, ces dangers n’existent plus, pas plus qu’elles n’existent pour celui possède implicitement tous les pouvoirs et les domine « d’en haut ». Il s’en désintéresse d’ailleurs tout à fait mais ne les exerce pas.

Ainsi, celui qui a pénétré certaines sciences traditionnelles, se désintéresse entièrement de leur application et n’en fait aucun usage. La seule chose qui importe est la connaissance pure. Toute manifestation est d’ailleurs une sorte de « descente », quoique apparente puisqu’elle n’affecte pas l’être lui-même.

N’oublions pas que le non manifesté est supérieur au manifesté et cette non manifestation sera l’expression la plus adéquate de l’état que l’être a réalisé intérieurement : deux symboles l’expriment : « la nuit est supérieure au jour » et « la tortue est retirée à l’intérieur de son écaille ».
Ainsi, si un tel être manifeste certains pouvoirs, ce sera dans des cas exceptionnels et pour des raisons qui échappent à l’appréciation du monde extérieur. En dehors de ces cas exceptionnels, son seul monde d’action sera « l’activité non agissante » qui, par son caractère de non manifestation, est la plénitude même de l’activité.

Les phénomènes en eux-mêmes sont d’ailleurs parfaitement insignifiants. Certains sont semblables extérieurement mais procèdent de causes d’ordres différents.
Si un être qui possède un haut degré spirituel doit provoquer occasionnellement un phénomène quelconque, il ne le fera pas de la même façon que celui qui en a acquis la faculté à la suite d’entraînements psychiques et son action s’exercera selon d’autres modalités. Il en est ainsi de la comparaison entre la « théurgie » et de la « magie ».
Si des cas de « lévitation » ou de « bilocation » sont constatables pour aussi bien chez les saints que chez les sorciers, les phénomènes proviennent bien donc de causes fort différentes. D’ailleurs, d’un simple point de vue théologique, deux faits semblables peuvent être ou non un miracle : seules certaines marques dissociées des faits eux-mêmes les distingueront.
D’un autre point de vue, un fait sera un miracle s’il est dû à l’action d’une influence spirituelle et ne le sera pas s’il est dû à celle d’une influence psychique. Cela est illustré par la lutte entre Moïse et les magiciens de Pharaon., représentant en outre la lutte entre les puissances de l’initiation et celles de la contre initiation. Rappelons que la contre initiation n’a de pouvoir que dans le domaine psychique et que le domaine spirituel lui est interdit.

En conclusion, l’initiation ne saurait avoir pour but d’acquérir des pouvoirs qui sont du domaine de la grande illusion. Pour l’homme en voie de développement spirituel, il s’agit de s’en libérer entièrement. Cette libération ne peut être obtenue que par la pure connaissance à condition qu’elle ne reste pas théorique mais devienne pleinement effective : c’est en cela seul que consiste la réalisation même de l’être à tous ses degrés.
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Ness

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Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: 22. Le rejet des "pouvoirs".   Dim 24 Jan - 12:40

Faire table rase, le silence.
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22. Le rejet des "pouvoirs".
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