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 41. Quelques considérations sur l'hermétisme.

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Jean Serlun

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Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 41. Quelques considérations sur l'hermétisme.   Sam 29 Mai - 0:47

Chapître 41 : Quelques considérations sur l’hermétisme (pages 259 – 266)

L’hermétisme appartient au domaine de l’initiation royale comme le rappelle le fait que l’initiation rosicrucienne se soit rattachée à l’hermétisme chrétien : il concerne des êtres parvenus à l’achèvement effectif des petits mystères. Mais aujourd’hui, bien des confusions ont été introduites et le mot hermétisme est employé de façon vague et incertaine.

Au début, l’hermétisme désigne une tradition égyptienne revêtue d’une forme hellénisée à l’époque alexandrine.
Sous cette forme, au Moyen-Age, elle fut transmise à la fois au monde islamique et au monde chrétien, et au second par l’intermédiaire du premier, comme le prouvent les nombreux termes arabes empruntés par les hermétistes européens (el-kimyâ désignait la terre noire d’Egypte).
Il faudrait donc éviter d’étendre cette appellation à d’autres formes traditionnelles comme la Kabbale par exemple.

Ne confondons pas non plus le principe qu’est l’hermétisme avec l’application qu’est l’alchimie.

Le mot hermétisme désigne donc essentiellement une forme gréco-égyptienne. La doctrine s’y rapporte à Hermès considéré par les Grecs comme identique au Thoth égyptien.
Cela renforce le côté sacerdotal de la doctrine qui est d’ordre royal mais se rattache à un principe supérieur dont il tire sa légitimité.

Mais la question demeure : ce qui s’est maintenu sous le nom d’hermétisme peut il être regardé comme une doctrine traditionnelle complète en elle-même ?
Or, la réponse est négative car il n’y a là qu’une connaissance d’ordre cosmologique, et non métaphysique, même si elle préserve de façon traditionnelle une étroite correspondance entre les points de vue macrocosmique et microcosmique.

On ne peut dire que l’hermétisme alexandrin représente l’intégralité de la tradition égyptienne.
Cependant, dans cette tradition égyptienne, le point de vue cosmologique semble avoir été particulièrement développé (pour autant qu’on puisse le savoir avec le peu de vestiges qui nous restent).
Ce point de vue cosmologique n’est pourtant qu’un point de vue secondaire et contingent, une application de la doctrine principielle à la connaissance du monde intermédiaire, c'est-à-dire du domaine de le manifestation subtile où se situent les prolongements extra-corporels de l’individualité humaine, ou les possibilités mêmes dont le développement concerne proprement les petits mystères.

Même si c’est difficile, il serait intéressant de rechercher comment cette partie de la tradition égyptienne a pu se trouver isolée et se conserver de façon apparemment indépendante puis s’incorporer aux ésotérismes islamique et chrétien au point de devenir véritablement partie intégrante de l’un et de l’autre et de leur fournir tout un symbolisme qui a pu servir parfois de véhicule à des vérités d’une ordre plus élevé.

Rappelons que les sciences d’ordre cosmologique sont celles qui, dans les civilisations traditionnelles, ont été l’apanage des Kshatriyas alors que la métaphysique pure était celui des Brahmanes. C’est donc un effet de la révolte des Kshatriyas contre l’autorité spirituelle des Brahmanes qui a permis la constitution de courants traditionnels incomplets, réduits à des sciences séparées de leur principe transcendant et déviés dans le sens naturaliste par négation de la métaphysique et méconnaissance du caractère subordonné de la science physique et de l’origine essentiellement sacerdotale de tout enseignement initiatique, même celui destiné à l’usage des Kshatriyas.

Même s’il ne constitue pas une déviation en lui-même et n’implique rien d’illégitime, l’hermétisme peut s’y prêter quand se présentent des circonstances favorables à cette déviation (cf celles qui se sont présentées au passage entre le Moyen-Âge et les temps modernes, lors des déviations de la Renaissance.)

C’est là le danger de toutes les sciences traditionnelles lorsqu’elles sont cultivées pour elles-mêmes et que l’on perd de vue leur rattachement à l’ordre principiel.
L’alchimie (qui est la technique de l’hermétisme) est bien réellement un art royal, mode d’initiation plus spécialement approprié à la nature des Kshatriyas.
Mais cela même marque sa place exacte dans l’ensemble d’une tradition régulièrement constituée et il ne faut pas confondre les moyens d’une réalisation initiatique avec son but qui est toujours de connaissance pure.

Méfions nous aussi d’une assimilation facile entre hermétisme et magie.
La magie n’est qu’une des plus inférieures parmi toutes les applications de la connaissance traditionnelle.

Insistons aussi sur la nature purement intérieure de la véritable alchimie : d’ordre psychique dans son application la plus immédiate et d’ordre spirituel dans son sens supérieur. C’est ce qui en fait toute la valeur initiatique.
Cette alchimie n’a d’ailleurs rien à voir avec les opérations matérielles d’une chimie au sens actuel du mot : c’est toute l’erreur des modernes.
Et pourtant, en quelle méprise les anciens hermétistes parlaient ils des souffleurs et des brûleurs de charbon qui étaient les véritables précurseurs des chimistes actuels, si peu flatteur que ce soit pour ces derniers.

Rappelons le caractère de résidu qu’ont les sciences profanes par rapport aux sciences traditionnelles : Ce n’est pas l’alchimie qui a donné naissance à la chimie moderne mais une déformation issue de l’incompréhension de ceux qui, profanes dépourvus de toute qualification initiatique et incapables de pénétrer le vrai sens des symboles, prirent tout à la lettre, suivant l’acceptation la plus extérieure et la plus vulgaire des termes employés. Ils croyaient qu’il ne s’agissait que d’opérations matérielles et se lancèrent dans une expérimentation plus ou moins désordonnée.

Ne nions cependant pas la possibilité des transmutations métalliques qui représentent l’alchimie aux yeux du vulgaire mais cela n’est pas plus important qu’une quelconque expérience scientifique qui pourrait d’ailleurs être réalisée par la chimie profane.

Ceci dit, l’être qui est arrivé à la réalisation de certains états intérieurs peut produire extérieurement des effets correspondants.

Celui qui est parvenu à un certain degré dans la pratique de l’alchimie intérieure est capable d’accomplir des transmutations métalliques ou d’autres choses du même ordre, mais c’est à titre de conséquence tout accidentelle et sans recourir à aucun des procédés de la pseudo alchimie matérielle, uniquement par une sorte de projection au dehors des énergies qu’il porte en lui-même.
Ceux qui possèdent de tels pouvoirs (conséquences d’un état intérieur acquis par l’être) s’abstiennent d’ailleurs soigneusement d’en faire étalage pour étonner la foule.

Ne perdons jamais de vue que toute réalisation digne de ce nom est d’ordre essentiellement intérieur, même si elle est susceptible d’avoir à l’extérieur des répercussions de quelque genre que ce soit.

L’homme ne peut en trouver les principes qu’en lui-même et il le peut parce qu’il porte en lui la correspondance de tout ce qui existe car l’homme est le symbole de l’Existence universelle.

Si l’homme parvient à pénétrer jusqu’au centre de son propre être, il atteint par la même la connaissance totale avec tout ce qu’elle implique par surcroît : Celui qui connaît son Soi connaît son Seigneur et il connaît alors toutes choses dans la suprême unité du Principe même, en lequel est contenue éminemment tout réalité.
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Ness

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Localisation : Orient de Lille
Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: 41. Quelques considérations sur l'hermétisme.   Lun 7 Juin - 22:41

L’homme cultive son jardin et ne peut que récolter que les fruits et légumes de son « savoir ».
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http://ben.ness.chez-alice.fr/
 
41. Quelques considérations sur l'hermétisme.
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