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 42. Transmutation et transformation :

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Jean Serlun

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Nombre de messages : 424
Age : 61
Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 42. Transmutation et transformation :   Sam 5 Juin - 23:27

Chapître 42 : Transmutation et transformation (pages 267 – 271)

Une autre question qui se rapporte directement à l’hermétisme est celle de la longévité qui a été considérée comme une des caractères des véritables Rose-Croix.
L’obtention de cette longévité est généralement regardée comme constituant une des buts de l’alchimie, comme impliquée dans l’achèvement du Grand Œuvre : la Pierre philosophale est aussi l’élixir de longue vie et la médecine universelle.

La prolongation de la vie corporelle :

Le premier sens de ces termes (le plus immédiat mais le moins important) est celui d’une prolongation de la vie corporelle.
Rappelons nous l’enseignement selon lequel la durée de la vie humaine a été en diminuant progressivement au cours des différentes phases du cycle parcouru par la présente humanité terrestre depuis ses origines jusqu’à l’époque actuelle.
Or, si le processus initiatique fait remonter à l’homme le cours du cycle pour le conduire, de proche en proche, de l’état présent à l’état primordial, il doit lui faire acquérir la possibilité d’une vie plus longue que celle de l’homme ordinaire actuel.
Cela n’empêche d’ailleurs pas que celui qui a atteint la possibilité de cet allongement de sa vie n’a pas davantage besoin d’en faire usage que celui qui est capable de transmutations métalliques : tout cela devient superflu, et même cela peut constituer un obstacle qui distrait l’homme de l’essentiel.

Des traditions affirment que la durée de la vie corporelle ne peut dépasser mille ans. Cela peut être regardé davantage comme ayant une valeur symbolique plutôt qu’à la lettre.
Mais ça signifie que la recherche d’une prétendue immortalité corporelle ne peut être qu’illusoire.
Toute école soi-disant ésotérique qui propose pour but l’obtention de l’immortalité corporelle ne propose qu’une pseudo-initiation plutôt suspecte.

Et quelle est la raison de cette limitation ?

Toute vie humaine constituant en elle-même un cycle analogue à celui de l’humanité prise dans son ensemble, le temps se contracte pour chaque être à mesure qu’il épuise les possibilités de l’état corporel.
Il doit donc nécessairement arriver un moment où il sera réduit à un point et alors l’être ne trouvera littéralement plus en ce monde aucune durée dans laquelle il lui soit possible de vivre, de sorte qu’il n’y aura plus pour lui d’autre issue que de passer à un autre état, soumis à des conditions différentes de celles de l’existence corporelle, même si cet état n’est encore qu’une des modalités extra-corporelles du domaine individuel humain.

Les autres sens de la longévité :

Ces autres sens se rapportent à des possibilités autres que celles de l’état corporel mais pour bien comprendre ce qu’il en est exactement il faut préciser la différence qui existe entre transmutation et transformation.

a) la transformation :

Prenons le mot transformation dans son acception étymologique : passage au-delà de la forme. Par conséquent, l’être ne pourra être dit « transformé » que s’il est effectivement passé à un état supra individuel (tout état individuel étant par définition formel).
Ceci appartient donc au domaine des grands mystères.

La transformation du corps ne peut être autre chose que sa transposition en mode principiel : Ainsi, ce qu’on appelle le corps transformé, c’est la possibilité corporelle affranchie des conditions limitatives auxquelles elle est soumise par son existence en mode individuel et se retrouvant nécessairement, à son rang et au même titre que toutes les autres possibilités, dans la réalisation totale de l’être.
C’est le sens supérieur de la résurrection et du corps glorieux. C’est quelque chose qui dépasse toute conception possible de la longévité car celle-ci implique forcément une durée et ne peut par conséquent aller au-delà de la perpétuité ou de l’indéfinité cyclique.
Au contraire, ce dont il s’agit ici, appartenant à l’ordre principiel, relève par là même de l’éternité qui en est un des attributs essentiels. Avec la transformation, on est au-delà de toute durée, et non plus dans une durée quelconque, si indéfiniment prolongée qu’elle soit.

b) la transmutation :

Elle n’est proprement qu’un changement d’état, à l’intérieur du domaine formel qui comprend tout l’ensemble des états individuels ou même, plus simplement, un changement de modalité à l’intérieur du domaine individuel humain.
Nous revenons ainsi aux petits mystères auxquelles se rapportent les possibilités d’ordre extra corporel dont la réalisation peut être comprise dans le terme de longévité.

Pour commencer par les possibilités les moins élevées, on peut concevoir que, par des procédés spéciaux qui relèvent de l’hermétisme (ou de son équivalent dans les traditions hindoues et chinoises), les éléments mêmes qui constituent le corps puissent être transmuées et subtilisées de façon à être transférés dans une modalité extra corporelle où l’être pourra exister dans des conditions moins étroitement limitées que celles du domaine corporel, notamment sous le rapport de la durée.
En pareil cas, l’être disparaîtra à un certain moment sans laisser derrière lui aucune trace de son corps. Il pourra aussi reparaître temporairement dans le monde corporel en raison des interférences existant entre celui-ci et les autres modalités de l’état humain.
Ainsi s’expliquent beaucoup de faits que les modernes qualifient de légendes. Il n’y a là rien de transcendant au véritable sens du mot puisqu’il ne s’agit que de possibilités humaines, correspondant à quelque mission spéciale pour un être ou simple digression au cours du processus initiatique, arrêt plus ou moins prolongé sur la voie qui doit mener à la restauration de l’état primordial.

Les possibilités de l’état primordial :

L’être qui y est parvenu est déjà virtuellement délivré et aussi virtuellement transformé par là même. Sa transformation ne peut pas être effective puisqu’il n’est pas encore sorti de l’état humain dont il a seulement réalisé intégralement la perfection. Mais les possibilités qu’il a acquises reflètent et préfigurent celles de l’être véritablement transformé puisque c’est au centre de l’état humain que se reflètent directement les états supérieurs. L’être qui est établi en ce point occupe une position centrale par rapport à toutes les conditions de l’état humain de sorte qu’il les domine au lieu d’être dominé par elle comme l’est l’homme ordinaire. Et c’est aussi vrai de la condition temporelle que de la condition spatiale. De là, il pourra s’il le veut se transformer en un moment quelconque du temps ou en un lieu quelconque de l’espace (don d’ubiquité, reflet de l’omniprésence principielle).

Cette possibilité parait extraordinaire mais elle n’est qu’une conséquence immédiate de la réintégration au centre de l’état humain.

Cet état est celui des véritables Rose-Croix, ce qui permet de comprendre ce qu’était en réalité la longévité qui leur était attribuée, reflet dans le domaine humain de l’éternité principielle elle-même.
L’être qui acquis cette possibilité la possède désormais d’une manière permanente et immuable et rien ne saurait la lui faire perdre : il lui suffit de se retirer du monde extérieur et de rentrer en lui-même, toutes les fois qu’il lui convient de le faire, pour retrouver, au centre de son être, la véritable fontaine d’immortalité.
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Ness

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Nombre de messages : 100
Age : 54
Localisation : Orient de Lille
Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: 42. Transmutation et transformation :   Lun 7 Juin - 22:42

Avant d’en arriver au dénouement de ce paragraphe, on ne peut effectivement peser qu’au véritables Rose-Croix…
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http://ben.ness.chez-alice.fr/
 
42. Transmutation et transformation :
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