Chemins Initiatiques

Forum d'une Loge Libre
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  S'enregistrerS'enregistrer  Connexion  
Rechercher
 
 

Résultats par :
 
Rechercher Recherche avancée
Derniers sujets
» je mets le forum en sommeil
Ven 18 Avr - 15:18 par Florence

» Le maçon est-il à la fois fier et humble?
Mar 11 Fév - 1:31 par Tao

» le breuvage d'amertume.
Dim 2 Fév - 17:05 par Bon Feu

» Scandales maçonniques
Dim 19 Jan - 5:19 par Bon Feu

» Présentation
Dim 19 Jan - 5:04 par Bon Feu

» le rituel de l'ombre
Sam 14 Déc - 16:06 par Bon Feu

» article sur la vision guénonienne de l'initiation
Sam 7 Déc - 18:28 par lucien

» voute etoilee
Mer 20 Nov - 12:54 par Bon Feu

» une bonne nouvelle
Dim 17 Nov - 7:45 par Bon Feu

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
à lire

Partagez | 
 

 45. De l'infaillibilité traditionnelle :

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Jean Serlun

avatar

Nombre de messages : 424
Age : 61
Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   Ven 25 Juin - 20:49

Chapître 45 : De l’infaillibilité traditionnelle (pages 282 – 288)

Pour traiter de la question de l’infaillibilité doctrinale, nous nous placerons à la fois dans l’ordre ésotérique et dans l’ordre exotérique.

Posons un principe : ce qui est infaillible, c’est la doctrine elle-même et non point des individus humains comme tels, quels qu’ils puissent être.

Et, si la doctrine est infaillible, c’est parce qu’elle est une expression de la vérité qui est indépendante des individus qui la reçoivent et qui la comprennent.

La garantie de la doctrine réside dans son caractère non-humain et toute vérité traditionnelle participe de ce caractère car elle n’est vérité que parce qu’elle se rattache aux principes supérieurs et en dérive.
La vérité n’est point faite par l’homme comme le voudraient les relativistes ou les subjectivistes modernes mais elle s’impose au contraire à lui, non du dehors mais du dedans parce que l’homme ne la reconnaît comme vérité que si elle a pénétré en lui et s’il se l’est assimilé réellement.
Car toute connaissance vraie est essentiellement une identification du connaissant et du connu.

De cela il résulte que tout homme serait infaillible lorsqu’il exprimera une vérité qu’il connaît réellement, c'est-à-dire à laquelle il s’est identifié.
En fait, il n’exprime pas la vérité mais la vérité s’exprime par lui.

L’infaillibilité n’est donc pas quelque chose d’extraordinaire ou un privilège car n’importe qui la possède dans la mesure où il est compétent, c'est-à-dire pour tout ce qu’il connaît au vrai sens de ce mot.
Prenons l’exemple tout simple d’un enfant qui, s’il a compris et assimilé une vérité mathématique élémentaire, sera infaillible chaque fois qu’il énoncera cette vérité mais il ne le sera nullement lorsqu’il ne fera que répéter des choses qu’il aura simplement apprises par cœur sans se les être assimilées en aucune façon.

Il faudra naturellement déterminer les limites de cette compétence dans chaque cas particulier et ces limites dépendront du degré de connaissance que l’être aura atteint et qu’elles seront d’autant plus étendues que ce degré sera plus élevé.
C’est pourquoi l’infaillibilité dans un ordre de connaissance n’entraînera aucunement l’infaillibilité dans un autre ordre supérieur ou plus profond. Par exemple, l’infaillibilité dans l’ordre exotérique n’entraînera aucunement l’infaillibilité dans le domaine ésotérique et initiatique.

Nous avons donc considéré l’infaillibilité comme attachée à la connaissance, c'est-à-dire comme inhérente à l’être qui possède cette connaissance et à l’état qu’il a atteint par là, et cela en tant qu’il s’est, dans cet état, réellement identifié avec la part de vérité correspondante.

En fait, cette infaillibilité ne regarde que l’être lui-même auquel elle appartient, comme faisant partie intégrante de son état intérieur, et qui n’a pas à être reconnue par d’autres, si l’être dont il s’agit n’est pas expressément revêtu d’une fonction d’enseignement de la doctrine.
Ceci permettra d’éviter les erreurs d’application provenant de la difficulté de déterminer du dehors les limites de cette infaillibilité.
Mais, dans toute organisation traditionnelle, il y a une autre sorte d’infaillibilité, attachée exclusivement à la fonction d’enseignement et non à l’individu qui exerce la fonction dont il s’agit.

Pour expliquer cela, il faut se rapporter à ce que nous avons dit sur l’efficacité des rites : cette efficacité est inhérente aux rites eux-mêmes en tant qu’ils sont les moyens d’action d’une influence spirituelle ; le rite agit indépendamment de ce que vaut l’individu qui l’accomplit, même si celui-ci n’a pas conscience de son efficacité.
Il faut simplement que l’individu ait reçu le pouvoir de l’accomplir valablement d’une organisation traditionnelle dont relève le rite.
Nulle autre condition n’est requise, sauf certaines qualités particulières qui ne se réfèrent pas à la possession d’un certain degré de connaissance mais rendent seulement possible à l’influence spirituelle d’agir à travers l’individu sans que la constitution particulière de celui-ci y mettre obstacle.
L’homme devient un porteur ou un transmetteur de l’influence spirituelle ; c’est cela seul qui importe car alors l’individualité ne compte plus et disparaît même entièrement.

C’est donc ce rôle de transmetteur qui s’exerce à l’égard de la doctrine lorsqu’il s’agit d’une fonction d’enseignement.

De fait, il n’est pas possible d’établir une distinction absolument nette entre ce qui relève des rites et ce qui relève de la doctrine, donc entre l’accomplissement de ceux-ci et l’enseignement de celle-ci qui, au fond, sont de même nature.
En effet, le rite comporte toujours un enseignement en lui-même et la doctrine, en raison de son caractère non-humain, porte aussi en elle l’influence spirituelle, de sorte que ce ne sont là que deux aspects complémentaires d’une seule et même réalité.
Cela peut d’ailleurs s’étendre à tout ce qui est d’ordre traditionnel.

Il n’y a d’ailleurs en principe aucune distinction à faire à cet égard entre le domaine initiatique et l’ordre exotérique.
La seule distinction que l’on peut faire est celle-ci :

Dans le domaine initiatique, le but essentiel est de pure connaissance et une fonction d’enseignement ne peut être confiée qu’à celui qui possède une connaissance effective de ce qu’il doit enseigner, d’autant plus que ce qui importe ici est moins l’extériorité de l’enseignement que le résultat d’ordre intérieur qu’il doit contribuer à produire chez ceux qui le reçoivent.

Dans l’ordre exotérique, celui qui exerce une telle fonction peut n’avoir qu’une connaissance théorique suffisante pour exprimer la doctrine d’une façon intelligible.

On peut donc dire que le fait d’être investi régulièrement de certaines fonctions permet à lui seul, et sans autre condition, d’accomplir tels ou tels rites.
De la même façon, le fait d’être investi régulièrement d’une fonction d’enseignement entraîne par lui-même la possibilité d’accomplir valablement cette fonction et, pour cela, doit nécessairement conférer l’infaillibilité dans les limites où cette fonction s’exercera.

La raison en est que l’influence spirituelle est inhérente aux rites qui en sont le véhicule et cette même influence spirituelle est inhérente à la doctrine par là même que celle-ci est essentiellement non humaine.
C’est donc toujours elle qui agit à travers les individus, dans l’accomplissement des rites ou dans l’enseignement de la doctrine.
Et c’est toujours elle qui fait que ces individus, quoi qu’ils puissent être en eux-mêmes, peuvent exercer effectivement la fonction dont ils sont chargés.

Dans ces conditions, l’interprète autorisé de la doctrine, en tant qu’il exerce sa fonction comme tel, ne parle jamais en son propre nom, mais au uniquement au nom de la tradition qu’il représente alors et qu’il incarne, et qui seule est réellement infaillible.
L’individu n’existe donc plus qu’en qualité de simple support de la formulation doctrinale et il ne joue pas un rôle plus actif que le papier sur lequel un livre est imprimé n’en joue par rapport aux idées auxquelles il sert de véhicule.

S’il lui arrive de parler en son nom, il n’est plus dans l’exercice de sa fonction et n’exprime alors que de simples opinions individuelles pour lesquelles il n’est aucunement infaillible.
Dès que son individualité réapparaît et s’affirme, il cesse d’être le représentant de la tradition et n’est plus qu’un homme ordinaire sans autorité particulière.

Tout cela est conforme à la notion catholique d’infaillibilité pontificale qui n’est étonnante qu’en ce qu’elle y est limitée à un seul individu alors que dans d’autres formes traditionnelles, il est reconnu qu’y participent tous ceux qui exercent une fonction particulière d’enseignement.

Précisons que l’infaillibilité doctrinale est limitée par la fonction même à laquelle elle est attachée :

Tout d’abord, elle ne peut s’appliquer qu’à l’intérieur de la forme traditionnelle dont relève cette fonction et est inexistante à l’égard de ce qui appartient à quelque autre forme traditionnelle que ce soit.
En d’autres termes, nul ne peut prétendre juger d’une tradition au nom d’une autre tradition.

Ensuite, si une fonction appartient à un ordre déterminé, elle n’entraîne l’infaillibilité que pour ce qui se rapporte à cet ordre seul.
Ainsi une fonction d’ordre exotérique, quelle qu’elle soit, ne peut conférer aucune infaillibilité dans l’ordre ésotérique.
Revenir en haut Aller en bas
Jean Serlun

avatar

Nombre de messages : 424
Age : 61
Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: Re: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   Ven 25 Juin - 22:45

Belle définition de la GNOSE que l'approche de la Connaissance de la Vérité telle qu'elle est exposée dans ce texte .... et toujours cette nécessaire considération des domaines respectifs, différents et complémentaires, de l'ordre ésotérique et de l'ordre exotérique.

Cela explique peut-être pourquoi la Franc-maçonnerie a été méconnue et rejetée par la plupart des religions depuis que sa forme spéculative s'est répandue à partir du XVIII° siècle.

Cela n'empêche d'ailleurs pas qu'elle a aussi été fréquemment condamnée, même dans sa forme opérative médiévale. Ce sont les signes de l'involution.
Revenir en haut Aller en bas
Ness

avatar

Nombre de messages : 100
Age : 54
Localisation : Orient de Lille
Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   Mer 30 Juin - 20:38

Le rituel étant toujours le support vers la doctrine, amenée à être découverte spirituellement et et non enseignée de manière "profane", pour cette ascension vers un état supérieur.
Revenir en haut Aller en bas
http://ben.ness.chez-alice.fr/
leloviret



Nombre de messages : 113
Age : 77
Localisation : tours
Date d'inscription : 08/12/2009

MessageSujet: Re: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   Jeu 8 Juil - 23:39

Pour ce qui concerne "l'involution" dejà , l'un des traités du CORPUS HERMETICUM " attribué à Hermés Trimegiste , comporte une " Apocalypse " annonçant la dégénérescence de L'Egypte spirituelle :

"Voici ce que sera le vieillesse du monde : irreligion , désordre , confusion de tous les biens "( Asclepuis parag 26)
Je crois que nous y sommes .....à nous de faire ...
Revenir en haut Aller en bas
Jean Serlun

avatar

Nombre de messages : 424
Age : 61
Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: Re: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   Ven 9 Juil - 0:28

L'involution est là et nous n'y pouvons rien.

La seule question qui compte : ce que nous faisons dans nos Loges est il constitutif de la THEBAH qui permettra de faire le lien entre l'ancien et le nouveau cycle de l'Humanité ?

Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: 45. De l'infaillibilité traditionnelle :   

Revenir en haut Aller en bas
 
45. De l'infaillibilité traditionnelle :
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» L'hypnose Traditionnelle et Ericksonienne
» sur l'infaillibilité
» Notions sur l'infaillibilité.
» Canonisation et Infaillibilité
» musique et danse ( traditionnelle /savante

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Chemins Initiatiques :: Club lecture :: Aperçus sur l'Initiation-
Sauter vers: