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 Question d'atouts

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MessageSujet: Question d'atouts   Mer 12 Jan - 21:42

Bonjour a tous
Quels sont a votre sens les atouts les plus importants pour devenir un apprenti maçon?
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Sam 15 Jan - 1:04

Plutôt que d'atouts, je pense que le terme le plus approprié est "qualifications". A ce sujet, je conseille de reprendre la lecture du chapitre XIV de l'ouvrage de base qu'est "aperçus sur l'initiation" de René Guénon (aux Editions traditionnelles).

Guénon nous rappelle que, du point de vue du "Soi" qui est en nous, nous sommes tous qualifiés mais que l'état individuel humain, englué dans la manifestation grossière, entoure notre être d'une gangue de matérialité qui nous empêche de bien souvent réaliser nos potentialités. Bienheureux celui ou celle qui s'en rend compte et tente de briser ses chaïnes.

La qualification qui lui semble la plus importante est celle de "l'horizon intellectuel", c'est-à-dire d'une ouverture d'esprit et d'une compréhension de l'Existence et de l'Homme avec compassion, humilité et désintéressement.

En maçonnerie, on parle de se libérer des "métaux", c'est-à-dire être capable d'aller à l'essentiel en considérant tout ce qui brille (orgueil, avoir, savoir) comme un empêchement à prendre le chemin de la Sagesse.

Patience et persévérance sont aussi deux qualifications qu'il faudra savoir développer.

Ces quelques réflexions me viennent à l'esprit mais d'autres pourront compléter.
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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Lun 17 Jan - 11:28

Comme Jean, je ne parlerai pas d'atouts, mais peut être de dispositions (pour ne pas employer prédispositions).
A priori chaque être humain est initiable, mais il vaut mieux être patient, persévérant et avoir le gout du travail. Tu auras (si tu franchis le pas) des moments de doute, de découragement peut être, mais les victoires (éphémères) que tu remporteras sur toi même seront ta récompense.
Il faudra aussi que tu travailles par toi même, guidé et conseillé par tes frères, mais tu dois t'investir personnellement.

Bon courage. C'est une voie difficile, mais magnifique.
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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Lun 4 Avr - 12:57

selon moi, il ne s'agit pas d atout mais plutot de personalité! Je voit que tu as 25 ans comme moi ton jeune age peut etre un atout comme une faiblesse. On peut dire que derriere la naiveté du jeune adulte ( ou adolescent retardataire) se cache un esprit encore ouvert et peu perverti pas la vie profane.
Ensuite il faut savoir etre plus receptif qu'attentif. La macconnerie ne s apprend pas elle se vit! je pense que cet aspect la est un des plus important!
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Mar 5 Avr - 20:22

Phi,

Cela n'a rien à voir avec le sujet traité mais j'ai rouvert mon vieux "Gaffiot" pour traduire ta devise. J'arrive à quelque chose comme " Saint Jean, efface le péché de la lèvre souillée".

Peux-tu me dire si c'est juste et ce que cela signifie pour toi ? Je pense que cela en intrigue d'autres.

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Ness

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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Mar 5 Avr - 23:16

Je n'aime pas parler avant mon tour, comme l'on dit chez nous, mais dans le cas présent si cela peut aider...Trés intrigué j'ai cherché d'ou vient cette devise et après petite recherche cela est tiré si je ne m'abuse de l'Hymne de Saint Jean-Baptiste :
Ut queant laxis
Resonare fibris
Mira gestorum
Famuli tuorum
Solve polluti
Labii reatum
Sancte Iohannes
Qui serait traduit par : Afin que tes serviteurs, libérés, puissent chanter les merveilles de tes actions, ôte le péché de leurs lèvres souillées, saint Jean.
Merci à Phi de nous dire si autre origine il y a...
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http://ben.ness.chez-alice.fr/
lucien



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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Mar 28 Juin - 17:00

Effectivement le terme approprié est "qualifications". Lire, relire Guénon reste une option de choix, Guénon étant, en langue française et avec un langage adapté au mieux à la mentalité des occidentaux, l’auteur le plus précis du XXe s en cette matière.
Les différents maîtres soulignent tous que, rien n’étant autre que l’Illimité - Eternel – Immuable, nécessairement nous sommes de la même nature ; Cette nature, cachée par les « limitations » (illusoires certes du point de vue de l’Infini) formelles et individuelles (suite à la présence de maya comme le montre Camkara) nous offre la possibilité de nous tourner vers elle ; la foi (au sens spirituel, c’est-à-dire une intuition de type intellectuelle, bien que s’associant le plus souvent à des modalités mentales diverses, qui nous donne, nous « révèle » la réalité de l’Eternel, d’un Principe suprême, - selon les individus) est le « point » de départ pour la plupart.
Mais tout le monde n’est pas nécessairement qualifié pratiquement (éducation, les croyances diverses qui nous attachent, nous détournent de l’Etre, les aptitudes étouffées, …)
Ayant la foi, suivant une voie spirituelle, ayant la chance de recevoir l’initiation, il reste tout le chemin à parcourir : la qualification incontournable c’est l’Intellect, ou faculté intuitive au plan spirituel, la buddhi chitta ou encore l’activation de la buddhi, faculté qui détermine effectivement « l'horizon intellectuel » ; pour citer

Les enseignements concernant la Lumière Infinie ne peuvent être profitables qu'aux aspirants qui possèdent les quatre qualifications qu'exige la discipline spirituelle, savoir : la discrimination, le renoncement, la maîtrise de soi et un désir irrésistible de réaliser la vérité. Ou dit autrement : la discrimination entre le réel et l'irréel — le renoncement à l'égard de l'irréel — la maîtrise absolue sur les sens et sur le mental — et le désir ardent de réaliser la Vérité.
Ou avec quelques développement, voici un commentaire concernant l’Atmabodha de Shankacharya :
Les quatre qualifications de l’élève
Les enseignants védântiques soutiennent que de véritables chercheurs de la Connaissance doivent pratiquer des disciplines appropriées. La vraie Connaissance est toujours accompagnée d’une expérience personnelle directe. Connaître l’Atman est réaliser que le Soi de l'homme est la Conscience Pure. Connaître Brahman c’est devenir Brahman. Par conséquent, la compréhension intellectuelle du Vedânta doit être suivie d'une transformation réelle de la vie, sinon elle n'est d'aucune utilité pratique pour l'aspirant. En outre, une grande partie de notre raisonnement est la rationalisation de nos désirs. La plupart des gens comprennent les choses de la façon dont ils veulent les comprendre, ils ne font que prouver que ce qu'ils veulent prouver. Par conséquent, la réalisation de la Vérité exige un complet détachement de tout, y compris nos propres pensées et ego.
Les chercheurs de la Connaissance de Soi sont exhortés à pratiquer quatre disciplines, connues dans la philosophie du Vedânta comme sâdhanâ chatushtaya, ou les quatre instruments de la connaissance spirituelle. Ce sont :
(1) Viveka, ou à la discrimination entre le réel et l'irréel (ou la distinction entre sat et asat). Il s'agit de la conviction intuitive et inébranlable du psychisme que Brahman seul est le Substrat réel et que toutes les autres choses sont irréelles et illusoires. La discrimination est avant tout la première discipline sans laquelle la seconde, à savoir, la renonciation n'est pas possible.
(2) Vairâgya, ou le renoncement. C'est le total mépris de tous les plaisirs, allant de la jouissance des objets sensibles de ce monde à l'expérience du bonheur prévue dans les cieux après la mort. A partir des enseignements de l'Écriture et de son observation personnelle, l'aspirant intelligent se rend compte qu’aucun plaisir, que ce soit ici ou dans l’au-delà, ne peut avoir une durée infinie, puisque tous les plaisirs sont les résultats d’actions finies. Même les bonnes actions, telles que la charité, l'étude, ou le culte, sont limitées par nature. Leurs résultats, aussi, sont finis. La Connaissance de Soi, comme nous le verrons plus loin, n'est la conséquence directe d’aucune action. Elle existe toujours. La discipline védantique supprime simplement l'ignorance, l'obstacle à cette connaissance, permettant ainsi le rayonnement de la gloire du Soi. Cette discipline peut être comparée à un vent chassant un nuage sombre qui cachait l’éclat du soleil révélant ainsi immédiatement l'astre solaire. Tout comme le soleil n'est pas le produit du vent, de même le Soi n'est pas le produit de la discipline. Mais le bonheur dans ce monde est le résultat direct de notre action.
(3) Shatsampatti, ou les six trésors. Ces derniers constituent le fondement éthique de la vie spirituelle. Leur pratique prépare les facultés intérieures pour la culture de la connaissance supérieure. Ce sont : (a), Sama, ou le calme: le mental prend refuge en Brahman après s'être détaché de tout objet des sens grâce à la connaissance solide des défauts qui leur sont inhérents. L'effet concret de cette discipline sur l'aspirant est qu'il se consacre entièrement à écouter parler de Brahman par un enseignant ou à partir des Ecritures, à raisonner sur l’enseignement, et ensuite méditer sur sa signification. Un étudiant du Vedânta, comme tous les vrais philosophes, doit cultiver le calme intérieur. Il suit un chemin très difficile, souvent comparé au tranchant d'une lame de rasoir. Il doit avoir des convictions, mais ne doit jamais se laisser influencer par les passions. Un Védântiste est souvent comparé à un feu de charbon ardent sans fumée et sans bruit, après que le bois se sera consumé. (b) Dama, ou le contrôle de soi: contenir à la fois les organes de la perception et de l'action de leurs objets respectifs, et les garder sous contrôle. Les organes de perception sont ceux du goût, de l’ouïe, de l’odorat, de la vue et du toucher. Les organes d'action sont ceux de la parole, de la préhension, du déplacement, de la procréation, et de l’évacuation. Jouissant de cette vertu, l'aspirant s'engage à ne plus entendre parler que de Brahman, que raisonner et méditer sur Lui.
(c) Uparati ou le retrait en soi-même: une fonction de l'esprit qui empêche les organes des sens, retenus par sama et dama, d’être entraînés à nouveau vers leurs objets respectifs. Cette vertu, selon certains Vedantins, signifie l'abandon des devoirs du monde et l'acceptation de samnyâsa, ou la vie monastique. (d) Titikshâ, ou la patience: l’endurance de toutes les afflictions provenant du contact des sens avec leurs objets. Un homme pratiquant cette discipline ne se soucie pas de soulager ses souffrances physiques et ne montre aucune anxiété ou tristesse par rapport à ses résultats. Par le biais de cette discipline, l'aspirant reste non perturbé par la chaleur et le froid, le plaisir et la douleur, l'amour et la haine, et les autres paires d'opposés. (e) Samâdhâna, ou la concentration complète : la concentration du psychisme (après qu'il a été discipliné par la pratique des vertus mentionnées ci-dessus) sur Brahman comme enseigné par les Ecritures et par un enseignant compétent. (f) shraddha, ou la foi : une fonction du mental qui permet à l'aspirant d’accepter comme vraies les paroles du Vedânta enseignées par un professeur compétent. Ce n'est pas une croyance aveugle ou mécanique. Il s'agit plutôt d'une attitude positive du psychisme par opposition au scepticisme et au négativisme. Jouissant de cette vertu, l'aspirant croit intuitivement à l'existence de la Réalité Ultime et en l'éternité de l'Ame. En outre, il sait qu'il est capable de faire n'importe quel sacrifice pour la réalisation de la Vérité. Il est dit dans la Katha Upanishad que Nachiketa, armés de la foi, s'est rendu à la demeure du roi de la mort pour chercher la connaissance de l'au-delà. Sans cette attitude positive de l'esprit, le succès n'est pas possible dans la vie spirituelle.
(4) Mumukshutva, ou le désir ardent de libération. C'est le désir intense de l'étudiant de se libérer, par la Connaissance du Soi véritable, de tous les esclavages afférant au corps, au mental et à l'ego — esclavages créés par l'ignorance. Il faut comprendre que ce désir ardent est totalement différent de l’impatience qui est un état inférieur de l'esprit. Un esprit impatient montre un manque de maîtrise de soi et aussi un manque de conviction quant à l'existence de la Vérité. L’impatience crée de la confusion, le désir ardent de Liberté est le résultat de toutes les vertus mentionnées ci-dessus. Il confère au mental une intense capacité de concentration et lui permet de percer la croûte épaisse de l'ignorance. Le renoncement et le désir ardent de liberté sont les vertus cardinales à travers lesquelles les autres portent leurs fruits. Sans celles-ci, les seules disciplines éthiques ne donnent qu'une apparence de spiritualité.
Le grand Sankara met l'accent sur la culture de la bhakti, ou dévotion, comme suprêmement nécessaire à la réalisation de la Libération. La Bhakti est le zèle constant et l’indéfectible passion pour la réalisation de la Vérité. Sans cet élan émotif, l'aspirant se perd souvent dans le désert de l'intellectualisme aride ou trouve du réconfort dans la tour d'ivoire d'une philosophie spéculative. Il ne parvient pas à atteindre le But.
Le sens de la maîtrise de soi
La maîtrise de soi est le cœur même de la discipline védantique, sans elle aucun progrès n'est possible dans la vie spirituelle, ni aucun succès dans la méditation. Par le biais de la maîtrise de soi on vide le mental, pour ainsi dire, de son contenu mondain, de ses désirs et de ses passions passagères, et puis, par la contemplation, l’on comble le vide avec l'esprit de Vérité. Tenter de méditer sans pratiquer l'autocontrôle est aussi futile que d'irriguer un terrain sans avoir d'abord comblé les gros trous de rats par lesquels l’eau fuit.
L’autocontrôle doit être distingué de la pratique de la mortification et des austérités insensées. Il est très différent de l'autotorture, que Sri Krishna condamne dans la Bhagavad-Gîtâ. La maîtrise de soi signifie réellement le développement de la volonté et aussi le renforcement de la buddhi, ou la faculté déterminante, qui contrôle tous les organes des sens. Ceci est illustré dans la Katha Upanishad par la parabole du chariot. Le corps est comparé à un char dans lequel est assis le Soi, le maître. La buddhi est le cocher, et le mental, les rênes. Les sens sont les chevaux, et leurs objets sont les routes le long desquelles se déplace le véhicule. Le char a pour fonction de mener à destination le maître, qui est le Soi Suprême temporairement identifié, par ignorance, avec le corps, les sens, et le mental. Si la buddhi (le conducteur) est faible et le mental (les rênes) non tenus fermement, alors les sens (les chevaux) deviennent incontrôlables, comme les chevaux vicieux d'un mauvais cocher. Mais si la buddhi fonctionne correctement et le mental est fermement tenu, alors les sens restent sous contrôle, comme les chevaux entraînés d'un bon cocher. Si un homme est dépourvu de compréhension, inattentif et impur, il n'atteindra jamais le But, mais entre dans la ronde des naissances dans le monde de l'ignorance. Mais celui qui est doué de compréhension, de pureté et d’un mental bien contrôlé atteindra sûrement le But d'où l'on ne revient pas au monde pour renaître. Employant comme conducteur de son char une buddhi bien développée qui tient fermement les rênes du mental, le Soi incarné atteint la fin du voyage, qui est l'état suprême de la Divinité.
Ce qui est prescrit dans cette description très vivante n’est pas l’affaiblissement du mental et des sens par l’auto-mortification ou l’abstinence de l’expérience liée aux objets des sens, mais le renforcement de la force de volonté et de la faculté de détermination. De cette manière, le mental et les sens peuvent être tenus sous contrôle et empêcher de mener l'aspirant dévoyé dans la jouissance d'objets contraires à son progrès spirituel. Ce renforcement de la force de volonté et de la buddhi est au coeur même de l'autocontrôle (ou maîtrise de soi).
Fin de l’extrait.
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: Question d'atouts   Mar 28 Juin - 20:17

Merci, Lucien, de toutes ces précisions dont le premier enseignement est qu'il faut savoir prendre le temps de les lire pour les apprécier.

Le texte est peut-être un peu long mais il oblige à s'arrêter et à le lire tranquillement puis le méditer.

Il me rappelle ce qu'écrit Guénon dans "Etudes sur l'Hindouisme" et dans " Introduction à l'étude des doctrines hindoues". Ce ne sont pas des textes faciles mais il me semble que c'est en Occident le meilleur moyen d'approcher une pensée qui nous attire vers la quête de la Tradition primordiale.

Frat:.
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lucien.d
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MessageSujet: suite   Mer 29 Juin - 16:27

Texte un peu long certes, mais plutôt rare en ce qui concerne les qualifications. Et il est vrai que l'on retrouve au travers de l'oeuvre de Guénon différents aspects en rapport avec ce texte; ce qui n'est pas étonnant vu les liens certains de Guénon avec la tradition "hindouiste" (au fond qu'il a largement commentée).
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Invité



MessageSujet: Re: Question d'atouts   Jeu 14 Juil - 12:31

Je n'ai pas envie de parler d'atouts pour devenir apprenti maçon, une enquête maçonnique n'est pas un entretien d'embauche.
Je privilégie plus la notion de valeurs bien que cette notion soit malgré tout bien trop restrictive car elle sous-entend que l'on attend que le profane défende des valeurs attendues par nous tous.
Ce que l'on attend du profane est plus une façon d'aborder le vie, de regarder les autres et la société mais aussi, et là c'est le plus difficile et le plus intime, de se regarder soit même le plus objectivement possible. Eprouver le besoin de travailler sur soit avant de porter un regard sur les autres.
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lucien.d
Invité



MessageSujet: atout valeur et devoir   Mer 20 Juil - 9:57

Il est vrai qu’une enquête maçonnique n’est pas un entretien d’embauche quoique… ne parle-t-on pas de « travail initiatique » ?
Mais cette enquête est sans doute la phase principale, celle qui va engager la responsabilité des frères vis-à-vis d’eux-mêmes, de l’atelier (de la Loge surtout) mais avant tout à l’égard du prétendant : est-il initiable en général ? si oui, la F :. M :. est-elle la voie qui lui convient ? (ne faut-il pas l’orienter vers une autre voie initiatique plus en harmonie avec ce qu’il est ?) ; si oui, la loge qui veut l’accueillir peut-elle effectivement l’accueillir, pourra-t-il s’y développer, se perfectionner ?
Initier quelqu’un qui n’est pas initiable faute de qualification(s) est dramatique : on fait du tort à tous…. Quelle responsabilité ?
Par ailleurs, si comme cela se fait largement chez vous, l’on se réfère à Guénon (entre autres d’ailleurs), la notion de « valeurs » qui est toute récente, moderne, est bien située dans le monde profane et n’est que profane (sinon pire). C’est une sorte de « singerie » des « vertus ». En effet, chacun se donne les valeurs qu’il veut, souhaite, privilégie, … ce qui les situe bien dans le domaine de l’aléatoire, de l’opinion (même si on les veut plus générales que d’autres opinions) alors que les vertus sont des dynamismes effectifs que chacun peut développer (notamment par le travail maçonnique) par une pratique régulière et si possible de tous les instants (mais je constate que la notion de vertu est très méconnue, et le plus souvent réduite à une sorte de moralisme …)
Ce que l’on attend (ou devrait attendre) de tout futur initié, de tout initié, c’est qu’il se perfectionne, qu’il vise à réaliser ce que Guénon appelle les petits mystères (ce que tout maître effectif devrait atteindre pour pouvoir poursuivre le chemin vers les grands mystères – mais c’est là le domaine du supra-individuel si difficilement accessible, surtout à notre époque où tout est mis en œuvre pour en détourner les hommes) : c’est une exigence nécessaire de chacun, exigence que chacun prend librement d’ailleurs. Ce travail de perfectionnement (vertu, intellect) a pour effet le dépouillement des métaux, ou le détachement (des opinions, des croyances, des valeurs, etc….) afin de laisser la Lumière rayonner (rassembler ce qui est épars et répandre la lumière, ou encore le symbole de la construction du temple qui veut dire la même chose).
Je pense que la notion de liberté est souvent mal comprise : elle n’est pas donnée, il faut la conquérir afin d’espérer un jour pouvoir dire « être un maçon libre dans une loge qui sera alors libre » (or actuellement, beaucoup mettent le chariot avant les bœufs).
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