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 10. Sur la Glorification du Travail

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Jean Serlun

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Localisation : Tours
Date d'inscription : 14/04/2007

MessageSujet: 10. Sur la Glorification du Travail   Mar 2 Aoû - 10:13

Chapitre 10 : Sur la « Glorification du Travail » (page 90-95) :

Aujourd’hui, c’est la mode d’exalter le travail. Et cela, quelle que soit la façon dont il est accompli comme s’il portait en lui une valeur intrinsèque.

Cela fait l’objet de nombreuses déclarations vides et pompeuses aussi bien dans le monde profane que dans les organisations initiatiques qui subsistent en Occident.

Cette glorification du travail est liée au besoin d’action caractéristique des Occidentaux modernes.
Le travail n’y est considéré que comme une forme de l’action, forme à laquelle on accorde d’autant plus d’importance qu’il est présenté comme un « devoir » pour l’homme et contribue à assurer sa « dignité ».

Il y a derrière tout cela une intention antitraditionnelle de déprécier la contemplation qu’on affecte d’assimiler à l’oisiveté. Et pourtant, cette contemplation est en réalité la plus haute activité concevable.
De plus, séparée de la contemplation, l’action ne peut qu’être aveugle et désordonnée.

Lorsque nos contemporains déclarent que « leur bonheur consiste dans l’action même », en fait ils confondent action et « agitation » car l’action est généralement prise pour une fin en elle-même malgré les prétextes « moralistes » qu’on invoquera pour la justifier.

Contrairement à ce que pensent les modernes, n’importe quel travail, accompli indistinctement par n’importe qui, uniquement pour le plaisir d’agir ou par nécessité de « gagner sa vie », ne mérite aucunement d’être exalté.
On pourrait même le regarder comme une chose anormale, opposée à l’ordre qui devrait régir les institutions humaines. Trop souvent même, ce type de travail prend un caractère qu’on pourrait qualifier d’« infra-humain ».

Nos contemporains semblent ignorer qu’un travail n’est réellement valable que :
- s’il est conforme à la nature même de l’être qui l’accomplit
- s’il en résulte de façon spontanée et nécessaire.

En conséquence de quoi, le travail n’est pour cet individu
que le moyen de se réaliser aussi parfaitement qu’il est possible.

C’est la notion même du swadharma qui est le véritable fondement de l’institution des castes.

Rappelons à ce propos ce qu’a dit Aristote de l’accomplissement par chaque être de son « acte propre » : il faut entendre par là l’exercice d’une activité conforme à sa nature.
La conséquence immédiate de cette activité est le passage de la puissance à l’acte des possibilités qui sont comprises dans cette nature.

En d’autres termes, pour qu’un travail (quel que soit son genre) soit ce qu’il doit être, il faut avant tout qu’il corresponde chez l’homme à une vocation au sens le plus propre de ce mot.

Quand il en est ainsi, le profit matériel qui peut légitimement en être tiré n’apparaît que comme une fin tout à fait secondaire et contingente. Cette fin est même négligeable vis-à-vis d’une autre fin supérieure qui est le développement et comme l’achèvement en acte de la nature même de l’être humain.

Tout ce que nous venons de dire est l’une des bases essentielles de toute initiation de métier car la vocation correspondante est l’une des qualifications requises pour une telle initiation. C’est même la première et la plus indispensable de toutes. C’est pourquoi certains métiers modernes, et surtout les métiers purement mécaniques, pour lesquels il ne saurait être réellement question de vocation (et qui par suite revêtent un caractère anormal) ne peuvent valablement donner lieu à aucune initiation.

Un autre point de vue initiatique doit être envisagé car c’est celui qui donne au travail (envisagé selon la Tradition) sa signification la plus profonde et sa portée la plus haute.
Car cette signification et cette portée dépassent la considération de la seule nature humaine pour le rattacher à l’ordre cosmique lui-même et, par là, aux principes universels.

Pour comprendre ce point de vue initiatique, partons de la définition de l’art comme « l’imitation de la nature dans son mode d’opération », c'est-à-dire de la nature comme cause (Natura naturans) et non de la nature comme effet (Natura naturata).

En effet, au point de vue traditionnel, il n’y a aucune distinction à faire entre art et métier, pas plus qu’entre artiste et artisan. Car tout ce qui est produit conformément à l’ordre mérite par là également, et au même titre, d’être regardé comme une œuvre d’art.

Toutes les traditions insistent sur l’analogie qui existe entre les artisans humains et l’Artisan divin.
Les uns et comme l’autre opèrent par un verbe conçu dans l’intellect. Cela marque particulièrement le rôle de la contemplation comme condition préalable et nécessaire de la production de toute œuvre d’art.
C’est là encore une différence essentielle avec la conception profane du travail qui le réduit à n’être qu’action pure et simple et prétend même l’opposer à la contemplation.

Les Livres hindous disent que nous devons construire comme les Dévas le firent au commencement. Ceci implique que le travail a un caractère proprement rituel comme toutes choses doivent d’ailleurs l’avoir dans une civilisation intégralement traditionnelle.
C’est ce caractère rituel qui assure la conformité à l’ordre avec lequel il ne fait qu’un.

Dès lors que l’artisan humain imite ainsi dans son domaine particulier l’opération de l’Artisan divin, il participe à l’œuvre même de celui-ci dans une mesure correspondante et d’une façon d’autant plus effective qu’il est plus conscient de cette opération.

Plus il réalise par son travail les virtualités de sa propre nature, plus il accroît en même temps sa ressemblance avec l’Artisan divin, et plus ses œuvres s’intègrent parfaitement dans l’harmonie du Cosmos.

Cela est bien loin des banalités que nos contemporains ont l’habitude d’énoncer en croyant par là faire l’éloge du travail. Celui-ci, quand il est ce qu’il doit être traditionnellement, est en réalité bien au-dessus de tout ce qu’ils sont capables de concevoir.

Ainsi, la « glorification du travail » répond bien à une vérité d’ordre profond mais la façon dont les modernes l’entendent d’ordinaire n’est qu’une déformation caricaturale de la notion traditionnelle, allant même jusqu’à l’inversion de sens.

En effet, on ne « glorifie » pas le travail par de vains discours, ce qui n’a aucun sens.

Mais le travail lui-même est « glorifié », c'est-à-dire « tranformé » quand, au lieu de n’être qu’une simple activité profane, il constitue une collaboration consciente et effective
à la réalisation du plan du Grand Architecte de l’Univers.
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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Mer 3 Aoû - 13:09

mon TCF Jean,

Voici un sujet qui ne peut pas laisser de marbre.
Nous sommes habitués à glorifier le travail en FM, moi j'ai envie de "sacraliser" le travail profane. Peut-on être disponible pour un travail spirituel quand on a l'esprit pollué par la nécessité de nourrir ou loger les siens ?

Le goût de l'effort est une valeur que je défends que ce soit dans le monde profane comme dans le monde maçonnique. Cependant, je conçois que le travail vécu comme une simple activité ne puisse pas être propice à la contemplation ou à la méditation mais le manque de travail me parait bien pire.
En fonction du travail que l'on accomplit, il est certainement parfois difficile d'avoir la conscience que notre activité constitue une collaboration à la réalisation du G A D L U. Nous sommes tous complémentaires et avons absolument tous besoin des uns et des autres, à nous de le faire comprendre autour de nous afin que chacun ait une place reconnue dans notre société.
J'apprécie particulièrement la dernière phrase de ton exposé qui est pour moi le bref résumé de l'ensemble de ton propos.
Gloire au travail !
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leloviret



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Jeu 4 Aoû - 21:49

lorque certains entrepreneurs batissent une maison , je suis quelquefois surpris de voir quels soins ils apportent aux fondations .Je suis aussi surpris de voir la vitesse à laquelle ils arrivent aux toits ...Il est vrai que dans le monde "profane" les personnes qui construisent , projettent d'avoir un toit très près du sol et il ne faut donc pas beaucoup de temps ni d'effort pour bâtir depuis les fondations jusqu'au toit ...
Chez les " initiés " ceux qui rêvent de mettre le toit le plus haut possible , à des hauteurs inaccessibles peuvent n'y pas parvenir ( et je passe sur le détail des " fondations " ).Mais dans leur tentative , ils s'élévent plus souvent au dessus de ceux qui sont ultra conservateurs et trop prudents , septiques , hésitants , perdants .. Les " rêveurs " pugnaces ,ambitieux, enthousiastes , déterminés font face aux obligations et risquent d'accrocher leur wagon a une étoile en pensant que le ciel est la limite et que rien n'est au dessus de leurs capacités .Ceux là , sont capables d'accomplir des choses magnifiques ,et de se réaliser .....leur vie n'y suffira peut être pas , mais quelle importance ?? le travail les mêne à la réalisation de leur être ...
Frat .
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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Ven 5 Aoû - 10:32

Que de belles images tu nous offrent !!!! Elles éclairent parfaitement ton propos.

J'ai envie de te dire, mon TCF, que l'on peut aller très haut, parfois même beaucoup plus haut qu'on ne l'aurait imaginé au départ mais à la seule et unique condition de franchir les marches graduellement, toutes n'étant pas de tailles identiques mais toutes bien présentes. Si la marche est trop haute, l'effort est trop important et le risque de découragement est bien présent ou pire encore, la chute nous attend détruisant ainsi toute l'oeuvre commencée.
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leloviret



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Ven 5 Aoû - 20:09

T c soeur Claudie ,

Tu as raison ..Il y a un risque de découragement lorsque, la montagne franchie , on se rend compte que d'autres sont derrière , immenses ...
Peu importe , il y a la découverte des sommets qui ne se gravissent qu'avec des efforts intenses .
Mais qui a dit que l'effort était payant ?? Je pense que c'est ce côté " optimiste " qu'il faut garder en mémoire et aller son chemin sans se décourager .La découverte de soi est à ce prix , et lorqu'un "rideau " se déchire quelle récompense !!! Mais vite , la vision dsiparait si on ne l'enregstre pas Et Vision apres vision ,un tableau , " apparait à nos yeux .....ceci est difficilement " communicable" ,cela fait parti du secret que l'on ne peut dévoiler même si nous le voulions .Lorsque le " chef d'oeuvre " du Compagnon fini est présenté au jury , alors le travail rejoint la beauté , la sagesse et la force C'est peut être cela la glorification du travail ' .
Dans le cabinet de réflexions nous sommes invités ( au travail ) avec VITRIOL , alors courage ...C'est du moins ce que je me dis .
Qu'il me soit permis d'inviter le ff et s et les lecteurs qui ont exprimé leur joie et leur fierté d'être associés au travail de cette sorte , à projeter dans leurs propres vies , avec la plus grande vision de l'esprit et à des hauteurs illimités , le vrai domaine de la création.De cette manière ils trouveront la joie de parvenir , au dessus et au delà de ce qui est moyen et commun , à l'unique et l'exceptionnel .
Il ne faut pas être trop préssé de parvenir au toit de la construction que l'on projette , afin que ce toit ne soit pas trop près de la terre .

Fraternellement
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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Lun 8 Aoû - 19:16

Mon TCF,

Ton optimisme fait chaud au coeur.

Tu dis : "..Il y a un risque de découragement lorsque, la montagne franchie , on se rend compte que d'autres sont derrière , immenses ..."

Avec un peu de volonté on peut parvenir à franchir toutes les montagnes. On juste prendre son temps.

Mais, prenons l'exemple de l'échelle qui a 5 barreaux consécutifs cassés. Celui qui est au pied de l'échelle va tenter de monter s'il est courageux, mais va se trouver bloquer quand il va s'apercevoir que ses jambes sont bien trop courtes pour franchir l'étape supérieure. Si un barreau est fixé au milieu de ce grand espace, il va prendre son temps, réfléchir pour voir comment réussir à grimper mais il finira par y arriver.
Je ne parle donc pas de facilité mais juste de donner des aides pour que l'objectif soit atteignable même s'il est très élevé.
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leloviret



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Lun 8 Aoû - 23:51

c'est bien là le rôle du parrain que de mettre des barreaux intermédiaires et lorsque ça manque , la Loge doit prendre le relai pour " tirer " les ff et s:. vers le haut ...Personne ne doit rester sur le côté ( à la condition expresse que cette personne donne beaucoup de soi ..Qui disait :" Aide toi et le Ciel t'aidera " ?? c'est toujours d'actualité ....
Maintenant Claudie , pour reprendre ton exemple des bareaux cassés , il lui reste les montants à monter comme lorsque l'on " monte à l'arbre " pas vrai ?? sunny
Bises Fraternelles .
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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Mar 9 Aoû - 10:40

Je suis tout à fait d'accord avec toi. Il faut surtout que la personne donne d'elle, ce serait les montants à construire, et qu'elle ait envie de "travailler" donc envie d'atteindre des sommets élevés.
Merci pour ces échanges si riches.
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leloviret



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Mar 9 Aoû - 15:20

Chère Claudie ,
Je suis heureux d'avoir pu mettre une pierre sur le chantier ..j'espère seulement que le chef de chantier trouvera une place pour elle dans l'édifice .

Bises Fraternelles
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lucien



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Jeu 15 Sep - 17:25

TCF&S

quelques réflexions:

« Nous sommes habitués à glorifier le travail en FM, moi j'ai envie de "sacraliser" le travail profane. Peut-on être disponible pour un travail spirituel quand on a l'esprit pollué par la nécessité de nourrir ou loger les siens ? » : bien sûr et même dans des conditions pires que celles-là ; je pense par exemple aux juifs qui, dans les camps de la mort, continuaient à prier, à étudier, à pratiquer les diverses mistva ? Le travail spirituel est lié à la nature du sujet. Mais il est vrai que le devoir lié aux vertus devrait faire en sorte que chacun puisse au moins manger suffisamment, que les responsables politiques ou autres ont pour mission d’harmoniser la société mais il est des lois plus fortes que les désirs des hommes, serait-ce le désir du bien (qui n’a d’existence et de réalité que par son contraire : cf. l’arbre de la connaissance du bien et du mal)

« Mais le travail lui-même est « glorifié », c'est-à-dire « tranformé » quand, au lieu de n’être qu’une simple activité profane, il constitue une collaboration consciente et effective à la réalisation du plan du Grand Architecte de l’Univers. »
Prudence, ce n’est pas le travail qui est glorifié, il est un moyen de glorifier, de participer à la gloire du G:.A:.D:.L:.U:. .
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Ness

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Date d'inscription : 30/09/2009

MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Dim 18 Sep - 17:11

L' art est une élévation, l'art de construire ...ou de travailler...

Tout travail bien fait est un art ne dit-on pas...

Frat\
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lucien



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MessageSujet: Re: 10. Sur la Glorification du Travail   Sam 24 Sep - 10:45

A chacun son Art, l'art pour lequel il est qualifié.
Il y a l'Art de l'artisan, l'Art royal et l'Art sacerdotale.

Frat:.
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