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 La mort et spiritualité

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lucien



Nombre de messages : 150
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Localisation : marbais
Date d'inscription : 11/06/2011

MessageSujet: La mort et spiritualité   Mar 1 Nov - 10:52

D’où vient la mort ?
On peut tout simplement dire que la mort n’est qu’un changement dans le cours de la vie (nos cellules sont remplacées régulièrement, les composants de notre corps aussi par l’apport de nourriture et d’eau, … l’on dit que nous aurions un « nouveau » corps tous les 7 ans), et plus généralement une façon de voir le changement perpétuel de l’univers (c’est l’impermanence et l’interdépendance du bouddhisme).

D’un autre point de vue, plus symbolique (prenant appui sur la Bible), la mort vient d’Adam qui a mangé du fruit de la connaissance du bien et du mal tout en sachant qu’il mourrait. Il est mis hors de l’Eden pour mener une vie d’effort (dukkha selon le bouddhisme).

Mais l’on nous parle aussi, non du passage de la vie à la mort, mais du passage de la mort à la vie comme le montre l’histoire du fils prodigue et le choix de la Vie :

« Le fils lui dit : Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs : Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez ; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous ; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. »(Luc chap 15)

« Un autre, d'entre les disciples, lui dit : Seigneur, permets-moi d'aller d'abord ensevelir mon père. Mais Jésus lui répondit : Suis-moi, et laisse les morts ensevelir leurs morts. » (Matthieu chap.8 )


La mort est ponctuation du chemin de Vie du maçon dont l’objectif est le perfectionnement de soi-même en même temps que l’amélioration de la société qu’il fréquente, car, « en effet, nul de nous ne vit pour lui-même, et nul ne meurt pour lui-même (Epitre de Paul aux Romains 14 :7) ; mais il sait que sa vie ici bas se terminera comme chacun, s’il est poussière qui retournera en poussière, il est aussi souffle divin …

Cependant, cette mort, sa mort dite « passage à l’Orient éternel » est un changement d’état qui nous interpelle quant à l’après-mort qui reste mystérieux.
Que croire ?
Si l’on se place du côte existentiel : la transmigration de l’âme d’un monde à l’autre, la métempsychose, la mise en attente de l’âme pour un salut à venir, le « rien » ou encore ce que l’on désigne par réincarnation.

Du point de vue métaphysique, Gaudapâda dans ses commentaires du Véda, nous dit de façon explicite qu’il n’y a pas de transmigration puisque, en Réalité, personne ne naît ni ne meurt du fait qu’il n’y a aucune création, aucune manifestation, le fini étant illusoire, l’existence n’étant que perception(s) (la corde prise pour un serpent).

Pour réaliser la Vérité, pour se laisser illuminer par la Lumière, le chemin de l’initié commence par la mort au monde profane, puis par la mort au monde pour s’élever, mort chaque fois suivie d’une renaissance : mort-renaissance sont les deux faces d’un changement d’état avec à l’horizon lointain, la délivrance, la sortie du cycle des morts et naissances … : ici, nous sommes dans le « mouvement » du retour vers la Vie.

Par exemple, durant le rituel de l’initiation, il rencontrera la mort sous diverses formes : le temps qui passe à la fois effectivement dans un lieu drapé de noir et symboliquement par le sablier, en présence d’un crâne, d’une faux, en rédigeant son testament.

Ces considérations n’empêchent pas les frères de rendre hommage à ceux qui rejoignent l’Orient Eternel en faisant œuvre de mémoire pour les disparus par l’accomplissement de tenues funèbres, en assistant à la cérémonie funèbre (éventuellement, un maçon fera un discours, osera-t-on parler d’oraison funèbre ?)

Que nous apprend la mort ? Elle est source de vie, et même de la Vie, en tout cas si l’on marche sur le Chemin vers la Lumière.
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lucien



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Age : 67
Localisation : marbais
Date d'inscription : 11/06/2011

MessageSujet: Re: La mort et spiritualité   Jeu 3 Nov - 11:06

L’impermanence de l’existence peut donc être comparée à une succession de morts et de vies que l’on peut appliquer à chaque instant, comme à des cycles plus importants (celui des renaissances dans le monde ou samsara ou encore comme celui des âges successifs du monde).
Vu ainsi la fin de quelque chose est le début d’autre chose, fin et début étant les deux faces de l’événement considéré. On peut dans cette optique, développé le symbolisme du noir et du blanc, du passif et actif, du yin et du yang, etc.

Passage du carré au cercle (du cube à la sphère) ce qui au plan horizontal, est la fin d’un cycle suivi d’un nouveau cycle et au plan vertical, passage du formel, du monde terrestre à l’informel, au monde céleste (passage signant la fin des petits mystères ou réalisation de l’humanité et le début des grands mystères ou chemin vers la Libération) (l’union des deux étant le retour à l’Un).

Cette impermanence peut aussi nous amener à voir en quoi l’existence (= ce qu’on appelle manifestation, création, et que l’on a tendance à considérer faussement comme indépendante de l’Illimité - Eternel – Immuable ; tout au plus, peut-on y voir de l’autonomie dont un des aspects chez l’être humain en tout cas est ce qu’on appelle le libre arbitre – ce qui pose la question de la liberté), donc, à voir en quoi l’existence est dite « illusoire » (Védas notamment) ou égale à zéro au regard de l’Infini (métaphysique) selon R. Guénon.

(NB : par rapport à la liberté, comment peut-on être libre au sein de l’illusoire ou de quelque chose qui serait nul au regard de l’Infini métaphysique ? … et « pourtant, nous le sommes » pour plagier le « et pourtant, elle tourne » …)

Rappelons que l’illusoire n’est pas l’irréel mais la perception du Réel illimité autrement que ce qu’Il est (si l’on veut, pour prendre une image peut-être ( ?) plus compréhensible, une perception multiple, morcelée, un peu comme les formes dans un kaléidoscope).
Quand Guénon dit que l’existence est nulle, égale à zéro au regard de l’Infini, il dit, à la suite et avec d’autres êtres spirituellement élevés sinon libérés, que l’existence n’a aucune raison d’être par elle-même, qu’elle est un pur néant si on l’envisage comme autre que l’Illimité - Eternel - Immuable (car ainsi, Celui-ci serait fini parce que limité par l’existence, ce qui évidemment est contradictoire).
Attention, ceci ne veut pas dire que l’on ne peut pas prendre ce point de vue à condition de le faire en toute conscience d'un point de vue spirituel (de toute façon, naturellement nous y sommes « soumis » et par ailleurs, cela nous permet de connaître le monde et d’en faire usage, tout comme ce point de vue dit de dualité est le point de départ obligé pour entamer notre travail sur le chemin spirituel)

Comme on peut le voir, mort et vie, Mort et Vie sont, au travers de leurs modalités, des réalités relatives riches comme telles mais aussi des symboles encore plus riches (comme exemple connu, la passion du Christ)
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lucien



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Localisation : marbais
Date d'inscription : 11/06/2011

MessageSujet: Re: La mort et spiritualité   Ven 4 Nov - 10:46

La passion du Christ : voilà un sujet passionnant (thème de la « venue » de l’Etre suprême en notre monde, en nous aussi)
Sa conception, sa naissance, sa mort sont spéciales et il est intéressant de les mettre en parallèle.

Cela nous donne la coexistence mystérieuse du fini et de l’éternel (mais cela est pourtant impossible : si le fini est la réalité, il n’y a pas d’infini métaphysique et s’il y a l’éternel il n’y a pas de fini, d’éphémère ? et pourtant …).

Mais est-il vraiment conçu, naît et mort ? Dans ce cas, l’Illimité - Eternel - Immuable deviendrait limité, éphémère, changeant ? Encore une fois, considéré le fini comme réelle, comme indépendant, comme une réalité ayant sa raison d’être propre est une représentation finie produite par le fini – notre monde est un monde de perceptions, de représentations. C’est pourquoi nous en sommes prisonniers (du point de vue métaphysique) et ne pouvons envisager la Réalité, dans l’état humain actuel, que sous la forme duelle (ou multiple).
D’où le nécessaire travail spirituel dont la pratique méditative reste le pilier central, d’où aussi la nécessité de s’appuyer sur le formel du moins au début (symboles, rituels et intuition intellectuelle pour la spiritualité ; le mental et le corps avec leurs facultés multiples pour l’individualité) afin de nous équilibrer, nous harmoniser, pour le moins.

Voici quelques textes dans lesquels on peut remplacer « (Jésus) Christ » par « La Lumière » et « baptisé » par « initié » (parfois il faut adapté, je le concède, parfois il faut se « dépouiller » de certaines opinions – n’oublions pas que c’est l’esprit qui importe et non la lettre ou la forme) :

Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie. (Epître de Paul aux Romains 6: 3-4 )

car celui qui est mort est libre du péché. (Epître de Paul aux Romains 6:7 )

vous tous, qui avez été baptisés en Christ, vous avez revêtu Christ. (Epître de Paul aux Galates 3:27 )

Examinez-vous vous mêmes, pour savoir si vous êtes dans la foi ; éprouvez-vous vous-mêmes. Ne reconnaissez-vous pas que Jésus Christ est en vous (Seconde Epître de Paul aux Corinthiens 13:5 )

Car vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus Christ (Epître de Paul aux Galates 3:26 )

Il n'y a plus ni Juif ni Grec, il n'y a plus ni esclave ni libre, il n'y a plus ni homme ni femme ; car tous vous êtes un en Jésus Christ. (Epître de Paul aux Galates 3:28 )

Pourquoi ces références bibliques : le thème s’y prête, la F :. M :. A été fondée en s’appuyant sur la bible (et il suffit de « bien comprendre l’Art », sinon suffisamment)
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