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 Réflexions comme instructions préliminaires

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lucien



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MessageSujet: Réflexions comme instructions préliminaires   Ven 18 Nov - 21:35

Premières obligations avant de se lancer dans une voie spirituelle.

Suivre une voie spirituelle oblige à accomplir des devoirs qui sont la garantie d’une libération croissante, libération de l’agitation du monde profane, agitation qui est le plus souvent tentative de combler un manque, un vide intérieur sans succès (il faut toujours plus vu le côté éphémère des (pseudo)satisfactions.

Suivre une voie spirituelle demande la création d’un « espace » au moins intérieur qui soit sacré (on a intérêt à le doubler d’un cadre sacré extérieur servant de support, de symbole à sa quête. Cela peut être une église, un temple, un dojo, une loge selon le choix que l’on fait ou veut faire.

Il faut nécessairement « se couvrir », se garantir un encadrement sérieux « loin », en dehors de la vie ordinaire, se mettre sous la direction d’un Principe universel, qui peut être une personne spirituelle ou un groupe, une assemblée de même nature (ici, il faut se méfier des contrefaçons, des imitations, mais aussi des structures dégénérées le plus souvent basée sur l’émotif, la sentimentalité, la naïveté, ..).

S’informer, prendre son temps, faire appel à sa raison, bref assembler les conditions de garantie d’un travail possible (on peut parler à un prêtre, un moine, un iman,…, des personnes clairement liée à une spiritualité reconnue, reconnaissable, dont un des critères de sérieux est la responsabilité et la liberté du choix que l’on laisse au candidat, responsabilité et liberté de tout moment).
Mais s’engager dans une voie (catholique, orthodoxe, maçonnique, védique, bouddhiste, zen …) c’est s’engager à accepter les règles de l’organisation et à suivre les pratiques proposées si l’on veut progresser.

Il ne faut jamais oublier que l’organisation n’est là que comme cadre-support pour votre propre progression que vous êtes seul à mener, elle vous offre des moyens (des symboles, des textes sacrés, des pratiques, …) que vous gérez en vue d’une progression spirituelle (et non pour gagner au loto, guérir d’un cancer, ou autre promesse sans rapport directe avec la spiritualité authentique).
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Sam 19 Nov - 10:29

Ce dont il faut bien avoir conscience, c’est qu’il n’y a pas de spiritualité effective sans une pratique suffisante et régulière, sans un engagement entier dans la Voie ; cette pratique va nous modifier, nous transformer progressivement et par suite modifier nos relations, nos activités dans un sens constructif : il y aura plus d’unité, plus de cohérence, plus de détermination, plus d’honnêteté, plus de patience et donc aussi de tolérance, … : c’est là aussi la symbolique de l’athanor ou le plomb devient or, c’est aussi la symbolique de la grande guerre sainte (harmonisation de soi-même par sa pratique), c’est aussi la taille de la pierre brute, le détachement (ou dépassement progressif de nos limites vers plus d’unité), c’est aussi comme résultat être dans le monde sans être du monde, ce qui se vérifie notamment par une paix intérieure et profonde plus grande dans le monde, une capacité à rester calme, à garder son sang froid (bref à ne plus se laisser entraîner par ceci ou cela, à ne plus se laisser porter par l’agitation, la colère, l’envie, etc.)

Quelques citations bibliques éventuellement utiles :

Le Deutéronome 29:19 (Louis Segond)
Que personne, après avoir entendu les paroles de cette alliance contractée avec serment, ne se glorifie dans son coeur et ne dise : J'aurai la paix, quand même je suivrai les penchants de mon coeur, et que j'ajouterai l'ivresse à la soif.
Les Psaumes 34:14 (Louis Segond)
(34 :15) Éloigne-toi du mal, et fais le bien ; Recherche et poursuis la paix.
Evangile selon Matthieu 5:9 (Louis Segond)
Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu !

Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Dim 20 Nov - 12:07

Rejoindre une Voie spirituelle implique la mise en œuvre de liens particuliers déterminés par le cadre dans lequel s’inscrit cette Voie. Ainsi, se convertir au christianisme, ou au judaïsme, ou au bouddhisme, ou rejoindre la maçonnerie , ou … détermine, au plan formel des relations spécifiques, une dynamique propre à la relation avec la communauté, mais aussi et surtout, une dynamique propre à la personne elle-même, dynamique qui va changer son rapport à lui-même, aux autres, au monde dans un sens de plus de charité, de compassion, d’amour, mais aussi d’équilibre, d’harmonie, de beauté.

Bien entendu, le choix libre d’une Voie spirituelle implique le devoir de respecter et de pratiquer la forme du culte, du rituel, … au travers et au moyen de laquelle on (peut) progresse(r) en tant qu’Homme. Et ce qu’on vit, ce dont on fait l’expérience devient assez vite comme « un secret » intime, ce qu’on l’on sait exister chez l’autre, et qui reste inexprimable quant à sa profondeur bien que l’on se sait compris par les membres de la communauté à laquelle on appartient.

La difficulté sera de réaliser le plus vite possible, avec l’aide des « plus avancés », des responsables, que des formes de cultes, de pratiques différentes voire incompatibles (ce qu’il faut simplement accepter et respecter) ne sont que des « produits », des « expressions » d’une seule et même Réalité, d’une seule et même Lumière (que la Lumière vienne du soleil, de la lune, d’une bougie, d’une ampoule, elle éclaire dans tous les cas, et au fond, n’est-ce pas là l’essentiel).

L’on peut voir la nécessité de qualité comme la patience (qui implique respect de l’autre, acceptation, tolérance, savoir attendre, aider l’autre selon ses moyens ici spirituels et humains, être « diplomate » au sens noble du terme) incluse dans le recueillement (prière, méditation, pratique de pleine conscience, …).
….
Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Lun 21 Nov - 10:53


Il semble que, sauf manque d’informations, ce soit Oswald Wirth qui ait apporté la définition de la Franc-Maçonnerie « comme une alliance universelle d'hommes éclairés et honnêtes, sincèrement dévoués au besoin de tous, unis pour travailler en commun au perfectionnement intellectuel et moral de l'humanité »

Une autre définition de 1782 (Willermoz) « C’est une école de vertu et de sagesse, qui conduit au temple de la Vérité, sous le voile des symboles, ceux qui l’aiment et qui la désirent » est la plus ancienne définition dont nous ayons connaissance si ce n’est celle que l’on trouve chez Anderson : « .. ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées » (cf. le sujet : quelques repères sur le maçon libre).

Pour rappel, elle est avant tout une organisation initiatique à caractère spéculatif ancrée dans la tradition spirituelle notamment par la continuité de la transmission spirituelle assurée plus spécialement au moyen du Volume de la Loi Sacrée sous sa forme biblique.
C’est pourquoi notre préférence va aux définitions de l’article 1 des Constitutions d’Anderson et à celle de 1782 plus proche de la F :. M :. Universelle (au sens spirituel impliqué et donné par les symboles du G:.A:.D:.L:.U:. et de la Lumière éternelle).

L’autre approche est plutôt une affirmation, une concession, un « essai d’adaptation » ( ?) de la tendance dite moderne ou libérale de la franc-maçonnerie ; cette affirmation n’est pas absolument fausse, elle est même correcte à titre d’application, de conséquence de la nature initiatique de la maçonnerie, mais, prise comme une définition suffisante de la F :. M :., elle est tendancieuse car elle tend à faire fi des Landmark en général au profit d’idéaux divers ne concernant que les humains, mettant ainsi entre parenthèse sinon de côté la dimension de l’Etre (et de l’Eternel a fortiori) réduisant celle-ci à une « formation mentale » parmi tant d’autres sous le couvert de l’appel à la « liberté absolue de conscience », soit la « liberté d’interpréter comme on veut » la dimension spirituelle et ses diverses modalités (symboles, …) ce qui conduit ce "libéralisme" à supprimer ce qui n’est que forme imaginaire, croyance mentale (en effet, peut-on imposer à quelqu’un à croire à ce qui n’est qu’une opinion parmi une multiplicité d’autres opinions ; et quoi de plus individuel que l’opinion …) – il est facile de constater jusqu’où cela a été et va… (surtout quand on confond Liberté intérieure et libertés extérieures.)

Note : au lieu de la liberté absolue de conscience, il faudrait mieux parler de « Devoir impératif de libérer la (sa) Conscience » de ses chaînes en aidant chacun, en vertu même de la fraternité, à comprendre comme il peut, selon ses aptitudes et son travail, les différents aspects de la forme spirituelle suivie (tenant compte que cette forme n’est pas mieux qu’une autre, mais qu’elle et cette autre sont des développements de la Loi Universelle, au plan métaphysique) et à développer une pratique lui permettant de réunir ce qui est épars grâce à la Vertu notamment.

Sous couvert d’admettre la multiplicité des opinions comme expressions de la liberté individuelle (la tolérance philosophique moderne), on en vient à niveler par le bas, à uniformiser – cela est surprenant et pourtant nous touchons là à la question du « reflet » qu’est la quantité - en refusant d’accorder de la réalité propre à la dimension spirituelle et à son (ses) principe(s) métaphysique(s) alors que le « point de vue » métaphysique est le seul qui soit absolument universel car il ne rejette absolument rien, il ne nie rien, il inclut tous les êtres et formes existentielles, quels qu’ils soient dans l’Infini, l’Illimité - Eternel – Immuable, le Neti Neti, de sa « nature », ce qui inclut le Ciel autant que la Terre, que leur Principe commun et au-delà.

Et tendre à réaliser cette Vérité c’est permettre que : « ainsi, la Maçonnerie devient le Centre d'Union et le Moyen de nouer une véritable Amitié parmi des Personnes qui eussent dû demeurer perpétuellement Éloignées » et faire en sorte, au mieux de ses moyens, que chacun puisse réaliser la perfection de son essence, de son Soi, de son Ame, … la Connaissance de soi et de Soi, participant ainsi au bien-être, en tout cas au mieux-être corporel (matériel), psychique et spirituel des Etres humains au moyen de la Vertu et de la quête de la Vérité.

Amitiés,
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mar 22 Nov - 11:02

Quant à ses mystères ? soit son origine, sa fondation et son but… Les réponses que l’on peut donner vont dépendre bien entendu de l’orientation de pensée de chacun, du point de vue pris (historique, spirituel sous l’une ou l’autre forme, métaphysique, symbolique, psychique, etc…). Le seul « point de vue » - qui en réalité n’en est pas un – qui permet d’intégrer l’ensemble des points de vue est celui de la métaphysique, puisque elle comprend Tout, alors que les autres points de vue restent relatifs, limités par la prise en considération d’une modalité (ou même plusieurs modalités) de la Réalité.

De façon très schématique :

a) au plan historique, l’institution F :. M :. commence avec Anderson et ses constitutions (ratifiant l’accord des parties prenantes) – c’est en s’appuyant sur ce point de vue que l’on peut dire qu’il n’y a de filiation (mais uniquement de ce point de vue)
b) au plan humain (social, politique, ..), la F :. M :. continue en modifiant la forme ce qui existait mais elle porte la volonté de rester initiatique et spéculative.
c) au plan spirituel, malgré l’opposition des anciens et modernes, la continuité est assurée, la filiation spirituelle est donnée mais dans une organisation/institution affaiblie en passant de l’opératif au spéculatif.

Selon l’optique que l’on prend, on se laissera porter par le « moderne », l’ « ancient » , ou .« un des mixtes des deux »
Pour moi, seule la F :. M :. régulière, traditionnelle, initiatique reste (encore) une voie spirituelle valable et suffisamment puissante comme support. Notre époque offre la chance d’un nouveau souffle à cette tendance, de reprendre force et vigueur (peut-être seulement pour une « élite » au sens spirituel ?).

A noter que certains font une autre distinction quant à ce que l’on peut entendre par Franc-maçonnerie : d’un côté, il y aurait la F :. M :. a considéré comme une idée spirituelle, philosophique et morale et d’autres part la F :. M :. comme association d'individus qui se réunissent en tant que frères.

A noter qu’il est affirmer que la F :. M :. n’est pas une religion, qu’elle n’impose aucun dogme et ne demande aucune profession de foi : cette position me paraît fort ambiguë.
Cela suppose-t-il qu’elle ne veut pas se réduire ou être réduite à une religion ? que la religion à laquelle on associe la notion de dogme est réduite par elle à une croyance parmi tant d’autres, « croyance » alors réduite à une opinion, à une formation mentale qui en vaut bien une autre (morale, philosophique, spirituelle, …)....

Cela suppose (c'est un point de vue) la suppression de Landmark, la suppression de la croyance en Dieu ou en un Etre premier, la suppression de la croyance en l’immortalité de l’âme … qui seraient remplacés par d’autres opinions sous forme d’idéal(aux) comme semble le suggéré l’idée d’une « alliance universelle » « d’hommes éclairés » (par qui, par quoi ?), qui travaillent en commun (sic) etc… bref en faire une forme d’humanisme.

Mais il est vrai qu’elle (la F :. M :. régulière, initiatique, spirituelle, non dominée par le libéralisme) n’est pas une religion (c'est l'explication qu'elle n'a pas de dogmes) mais une organisation initiatique, un type d’organisation (ésotérique) qui vient normalement après la religion (exotérique). En tant que telle, elle transmet la Lumière, son cadre est symbolique et fait de symboles divers ayant leur place dans un rituel : c’est là son enseignement qui est le « doigt qui montre la Lune ». Celui qui choisit de rejoindre la F :. M :. le fait librement (son acceptation est librement acceptée par la loge selon la règle de la cooptation), et par l’engagement qu’il prend, il s’engage à rassembler ce qui est épars, à répandre la Lumière sur laquelle il s'appuie, à travailler au mieux-être (au bien-être) des hommes.
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mer 23 Nov - 14:06

Rejoindre une organisation initiatique crée des liens particuliers entre les membres de l’organisation qui marquent leurs relations d’un cachet particulier, spécial, impossible à décrire : la seule façon de connaître cela est d’être accepté, c’est par là, entre autres, que les membres se reconnaissent entre eux.

Bien que la réalité des faits ne correspondent pas toujours à l’attente, je ne peux m’empêcher de rappeler une citation des Evangiles (que beaucoup aimeraient appliquer et dont autant aimeraient profiter, c’est le désir de bonheur des humains comme le soulignent par ailleurs le Dalaï Lama, ce qui élargit nos références) :

34 Je vous donne un commandement nouveau : Aimez-vous les uns les autres ; comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres.
35 A ceci tous connaîtront que vous êtes mes disciples, si vous avez de l'amour les uns pour les autres. (Evangile selon Jean - chapitre 13 -).


Au début de l’initiation, l’on peut expérimenter diverses choses, parfois avec l’excès de la découverte, du nouveau, ou à cause d’attentes irréalistes.

Souvent, l’on ressent une grande joie d’être initié et pourtant, il va falloir accomplir son chemin seul, certes parmi des amis, des semblables. Il va falloir apprendre à apprendre, à s’informer, demander, et petit à petit revoir ses opinions, ses croyances, … découvrir le fonctionnement du mental qui se laisse tellement facilement piéger, prendre par telle idéologie (surtout quand elle semble satisfaire un désir important même si parfois on ne sait pas vraiment de quoi il s’agit … : le désir de liberté, la libre pensée, par exemples), tel parti pris (surtout s’il conforte le sien : par exemple, l’humanisme), …

Mais après avoir trouvé une Voie, pour la suivre vraiment et effectivement, des efforts conséquents sont nécessaires, et le devoir du Devoir s’impose. Les efforts sont certes la première démarche qui consiste à s’informer, à lire, …, mais surtout de pratiquer avec sincérité par la fréquentation des réunions, par une application à développer des attitudes de vertus (patience dont la tolérance fait partie, empathie, la pratique de l’aumône sous ses diverses formes dont la spirituelle, …) et apprendre à faire le bien pour le bien sans attendre de retour …. Bref le chemin est long, difficile et pourtant on le parcourt dans la joie, et ce de plus en plus … on brille de plus en plus de sa propre lumière, de La Lumière … on se libère de plus en plus, on acquiert de la liberté intérieure …
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Jeu 24 Nov - 16:52

(Références maçonniques à la partie réservée Septentrion)

Qu’est-ce qu’un Franc-Maçon ?
Tout d’abord c’est un état qui ne peut être « acquis », « mis en activité » que par l’initiation conférée par l’Ordre et qui exige la réunion, mieux l’union de plusieurs maçons.
On ne peut pas s’initier tout seul d’une part, ni en dehors d’une organisation authentique au plan spirituel (un rassemblement d’individus qui imiterait un rituel, ne peut en aucun cas assuré la transmission de l’influence spirituelle) ; et parler d’influence spirituelle, de transmission, n’est pas une façon de parler, c’est un fait certain, c’est la mort à l’état antérieur dit profane, et la « naissance » à un nouvel état supérieur au précédent par les promesses qu’il contient.

Bien sûr, il peut y avoir des erreurs : certains n’ayant pas les qualités requises peuvent mettre à mal la vigilance des maçons, certains ayant des qualités ne feront pas tous les efforts requis pour leur développement, d’autres au contraire s’attacheront en tout lieu et à tout instant à rayonner cette Lumière (on peut imaginer tous les degrés possibles).
On peut noter que l’initiation nécessite un être humain possédant des qualifications reconnues, une organisation authentiquement spirituelle, la transmission d’une influence spirituelle, celle qui justement anime, dynamise la communauté qui la véhicule.

Le Franc-Maçon est dit : Homme libre, né libre, de bonnes mœurs, parfait ami, amis des hommes (riche, pauvre) vertueux, ami de la vertu, discret et sage, égal sinon plus qu’un roi, qu’un empereur mais aussi un sujet soumis et fidèle à son Souverain et à l'Etat.
Si « libre » se réfère à un statut social qui n’empêche pas le respect des règles et institutions existantes serait-ce seulement parce qu’elles permettent l’existence de l’Ordre, « né libre » ou « libre » souligne surtout un état intérieur, de nature spirituel car acquis par le rituel de l’initiation (et non pas par la cérémonie de, les cérémonies étant d’ordre social et non spirituel), car seule le fait de la transmission de la Lumière et donc de sa réception fait d’un homme un Maçon. Etre maçon initié est fondamentalement beaucoup plus que d’être membre d’une communauté, c’est réellement un nouvel état intérieur, certes le plus souvent virtuel au départ, à l’image d’un germe, d’une semence.

Ce « libre », insistons-y, est virtuel au départ de l’initiation (sauf exception bien rare), est germe qui, par le travail assidu va consister surtout à se libérer des chaînes mentales multiples qui limitent l’être humain pour monter sur l’échelle (cf. le symbole de l’échelle de Jacob) qui lui permettra la vraie Liberté, la vraie Libération par le Dôme, lieu de la pierre angulaire, celle que les bâtisseurs avaient rejetée.
Donc, le Maçon pour être pleinement ce qu’il est (en tout cas au mieux de ses moyens et circonstances) aura un double travail à accomplir : sur le plan théorique (lectures, info) et pratique (opératif : la mise en pratique par et dans ses activités) le conduisant à développer la Vertu. La symbolique de l’Ordre est riche à ce propos.
Voilà quelques pistes de réflexions …

Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Ven 25 Nov - 13:19

Que va-t-on faire dans un Temple, un monastère, une Loge ?
On peut répondre de mille manières, chacun comprendra ce que son âme lui permet de capter et pourtant à cette question, la réponse récurrente est se maîtriser, se détacher de soi, dépasser les limites de l’individualité et de trouver la Lumière, la Connaissance en se laissant guider par Elles.

Faisons retour aux premiers commentaires concernant la D. : Qu’est-ce la F :. M :. ?

Pour rappel, on caractérise la F :. M :. comme étant « un ensemble d'enseignements relatifs a la morale, présentés et expliqués sous la forme de symboles et d'allégories » ou encore pour reprendre Oswald Wirth « comme une alliance universelle d'hommes éclairés et honnêtes, sincèrement dévoués au besoin de tous, unis pour travailler en commun au perfectionnement intellectuel et moral de l'humanité ».

On retrouve là une conséquence de la tendance à l’individualisme conséquence normale, en tout cas, dérivée de(s) idéologie(s) véhiculée(s) par le courant du libéralisme que de limiter la F :. M :. à quelque chose qui n’a pas besoin de spiritualité, de symboles.

Mais citons René Guénon ( Aperçus sur l’initiation, chap.III : Erreurs diverses concernant l’initiation, extrait). : « Nous rappellerons d’abord, sans y insister outre mesure, les conceptions beaucoup trop répandues suivant lesquelles l’initiation serait quelque chose d’ordre simplement « moral » et « social » (1) ; celles-là sont par trop bornées et « terrestres », si l’on peut s’exprimer ainsi, et, comme nous l’avons dit souvent à d’autres propos, l’erreur la plus grossière est loin d’être toujours la plus dangereuse. Nous dirons seulement, pour couper court à toute confusion, que de telles conceptions ne s’appliquent même pas réellement à cette première partie de l’initiation que l’antiquité désignait sous le nom de « petits mystères » ; ceux-ci, ainsi que nous l’expliquerons plus loin, concernent bien l’individualité humaine, mais dans le développement intégral de ses possibilités, donc au delà de la modalité corporelle dont l’activité s’exerce dans le domaine qui est commun à tous les hommes. Nous ne voyons vraiment pas quelle pourrait être la valeur ou même la raison d’être d’une prétendue initiation qui se bornerait à répéter, en le déguisant sous une forme plus ou moins énigmatique, ce qu’il y a de plus banal dans l’éducation profane, ce qui est le plus vulgairement « à la portée de tout le monde ». D’ailleurs, nous n’entendons nullement nier par là que la connaissance initiatique puisse avoir des applications dans l’ordre social, aussi bien que dans n’importe quel autre ordre ; mais c’est là une tout autre question : d’abord, ces applications contingentes ne constituent aucunement le but de l’initiation, pas plus que les sciences traditionnelles secondaires ne constituent l’essence d’une tradition ; ensuite, elles ont en elles-mêmes un caractère tout différent de ce dont nous venons de parler, car elles partent de principes qui n’ont rien à voir avec des préceptes de « morale » courante, surtout lorsqu’il s’agit de la trop fameuse « morale laïque » chère à tant de nos contemporains, et, au surplus, elles procèdent par des voies insaisissables aux profanes, en vertu de la nature même des choses ; c’est donc assez loin de ce que quelqu’un appelait un jour, en propres termes, « la préoccupation de vivre convenablement ». Tant qu’on se bornera à « moraliser » sur les symboles, avec des intentions aussi louables qu’on le voudra, on ne fera certes pas œuvre d’initiation ; mais nous reviendrons là-dessus plus loin, quand nous aurons à parler plus particulièrement de l’enseignement initiatique. »

(1) Ce point de vue est notamment celui de la majorité des Maçons actuels, et, en même temps, c’est aussi sur le même terrain exclusivement « social » que se placent la plupart de ceux qui les combattent, ce qui prouve bien encore que les organisations initiatiques ne donnent prise aux attaques du dehors que dans la mesure même de leur dégénérescence.

Nous parlions d’individualisme : on remarquera que l’être humain, en tant qu’individu, se mets en scène comme source et aboutissement en prenant comme référent soit le jugement propre, soit la raison propre : c’est là une négation pure et simple de l’initiation, de la spiritualité entendue comme dimension de l’être (humain) et non plus dans sa réduction à une forme mentale plus ou moins imaginaire et/ou philosophique résultant notamment d’angoisses, de peurs, …

L’on peut aisément voir que dans le « vaincre ses passions », « soumettre sa volonté » et « faire de nouveaux progrès en F :. M :. , Art Royal », il s’agit bien d’autres choses que simple morale ou préoccupation sociale (sans pour autant les exclure en tant que conséquences) : il s’agit de Connaissance de soi, de Soi, de libération (devenir libre de plus en plus), … bref de réaliser tout un travail sur soi en prenant comme source et finalité la Lumière elle-même, Réalité indépendante des humains, mais à laquelle ils doivent toute leur réalité propre tout comme le monde lui doit sa réalité propre.

Amitiés
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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Dim 27 Nov - 17:06

(Références maçonniques plus précises à la partie réservée Septentrion)


A la lecture des modalités diverses des D/R liées à l’appellation de la Loge (pas seulement d’ailleurs) et aux explications avancées, l’on peut sentir le vouloir exprimer quelque chose de profond, de central tout en voulant garder la cohérence de l’ensemble du « message » mais sans renoncer à certaines « acquis » : sera-t-elle de Saint-Jean, de Salomon … ? Et en quel lieu et/ou endroit ? Dans une montagne, le cœur, …Symbolique ou pas ? …

L’article 1 des constitutions mise sur l’ouverture, mais aussi sur la mise en place d’un chemin vers un Etat spirituel effectif, réel et considéré comme possible, au-delà des formes mentales politiques et religieuses, et devant caractériser l’organisation nouvelle bien qu’en continuité d’esprit avec l’avant (d’où notamment les tensions entre les modernes et les anciens). On pourrait dire que l’objectif était un « œcuménisme » pratique, de fait.

Cela n’engage que nous : il est fort probable que certains personnages, sans doute non identifiés, n’ont pas manqué de jouer un rôle non négligeable.

Les référents et supports se trouvaient être la Bible et la culture opérative, le tout devant devenir (et le devenant) une organisation – institution spéculative et ce, dans le climat politique, social et religieux de l’époque (début 18e S) : comment conserver au mieux tout en perdant, comment assurer l’amoindrissement initiatique et spirituel (passage de l’opératif au spéculatif) tout en conservant, en transmettant un support suffisant qui permettraient « aux hommes de bonne volonté » de retrouver la Vraie Lumière, la Vraie Liberté, de les rayonner vers les autres hommes en leur offrant un Axe, un Centre orientant leur vie intérieure vers une intimité plus grande avec eux-mêmes, en organisant leur vie extérieur vers le Bon, le Bien et le Vrai, vers un mieux-être dont chacun pourrait profiter pour vivre dans la paix et surtout la Paix.

Comment « laisser opérer la Lumière » dans le monde … Lumière qui peut être du monde que comme ténèbres, mais Lumière qui peut par l’emploi d’outils adéquats, rectifier, réparer.

Bien sûr, comme le laisse entrevoir certaines D/R plus récente, la tendance à la mise entre parenthèses sinon la volonté d’ignorer la dimension spirituelle se révèle avec « éclats » (jeu de mots : sur avec clarté, avec brio et « éclats de » quelque chose) dans la désignation purement administrative de l’assemblée : la loge « Dupont » de tel endroit, abandonnant ainsi tout symbolisme, toute référence à la dimension spirituelle.

On sait que le nom de Loge de Saint Jean a été retenu pour désigner et souligner la symbolique de la Loge, lieu où brille la Lumière, lieu où peut se transmettre cette Lumière, lieu où peut être reçue la Lumière : tout le mystère de l’opération de l’initiation, qui réclame cependant des qualifications tel que la capacité de discrimination par exemple.

On peut « lire » différentes interprétations :
a) Si on vient de « la loge » c’est qu’il n’y en a qu’une qui est de Saint-Jean (dédiée à un saint, d’un lieu, expression de forme symbolique).
b) il y en a plusieurs, et je viens de l’une d’elle sans plus de précision.
c) il n’y en a qu’une : la Loge Saint-Jean.

Cette loge à la fois Une et multiple, juste et parfaite (il n’y en a qu’Une symboliquement et pourtant qui est dans le cœur de chacun), a quelque chose de spécial puisque l’on en apporte la joie, la fraternité et donc l’amour au travers de l’accueil, du salut, de l’acceptation.
On la situe dans un lieu saint et sacré, dans la Vallée de Josaphat, au pied de la plus haute montagne (symbole de l’Axe du Monde), là où tous les Maçons (les Hommes de bonne volonté de façon plus générale) peuvent se réunir et être en Union sous les auspices de Celui qui a prêché la Paix, la Concorde entre et pour les hommes.
Quant à savoir de quel Jean il s’agit ? On trouve référence aux deux, l’un comme celui qui à annoncer la grande Lumière (le Christ qui baptisé d’eau par St Jean, le Baptiste, reçu aussitôt la Lumière éternelle) ; l’autre, Saint-Jean l’Évangéliste, comme celui qui a réuni les ouvriers dispersés.
Outre ces références naturellement bibliques, les deux Jean font référence aux deux solstices, celui d’hiver, du Septentrion (celui auquel est associé la naissance, la nouvelle « germination » de la Lumière), l’autre à celui de l’été, du Midi, là où la Lumière est en son plein rayonnement (et qui permet de commencer à travailler, symboliquement parlant).

NB : Le lieu sacré dans une vallée, au pied de la plus haute montagne, me fait penser aussi à la symbolique de la caverne et au rapport des deux (cf. Guénon, Symbole fondamentaux de la Science sacrée)


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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Lun 28 Nov - 10:59

pour poursuivre la réflexion:

La loge a pour nom « Saint-Jean » « Pour rappeler à notre mémoire celui qui a été élu par le Grand Architecte de l’Univers, pour venir annoncer la grande Lumière et que tous les Francs-Maçons ont reconnu pour leur patron. »
D. Pourquoi les Maçons célèbrent-ils aussi la fête de Saint-Jean l’Évangéliste ?
R. Parce qu’il a réuni les ouvriers qui étaient dispersés.

Bien que fondée dans le courant chrétien, la F :. M :. n’est pas une église, elle n’est pas une religion (bien qu’elle n’en rejette aucune, et n’a aucune raison de le faire au plan spirituel), elle n’est pas chrétienne non plus, ni judaïque, même si la Bible est un des symboles essentiels à la caractériser. A bien comprendre l’Art, il n’y a pas de raisons de supprimer certains symboles, certains landmark, car tous concourent à la formation du cadre maçonnique proprement dit. Et à supprimer tel symbole puis tel autre, s’agit-il encore de F :. M :. initiatique, spirituelle ? N’est-on pas dans un dérivé particulier qui veut continuer à s’appeler F :. M :. ? ( opinion : il y a là comme un rapport semblable à celui des protestants avec l’Eglise officielle ?) Question difficile en fait, impossible à solutionner face aux opinions (ce qui va de soi d’ailleurs – mais un fait ne prouve que lui-même, de même que l’opinion ne prouve qu’elle même – voir à ce propos les leçons sur l’opinion sur le site philosophie et spiritualité : http://sergecar.perso.neuf.fr/)

L’on peut s’interroger sur la pertinence du symbole (des symboles en général) : sont-ils nécessaires, certains plus que d’autres ?

D’un point de vue métaphysique pur, aucun symbole, aucun rituel, aucun rite, aucune religion, aucune église n’est nécessaire, ni même utile, étant au niveau du Silence, du Vide, de la Paix, de la Liberté ; mais du point de vue des êtres humains, il n’en est pas de même, et au contraire leur utilité, leur nécessité même est plus qu’évidente (à moins de nier la dimension spirituelle comme effective et réelle en soi et à moins de la réduire à une formation mentale quelconque sous conduite de pulsions inconscientes ou autres explications psychiques, ou plus simplement en faire une croyance comme croire au Père Noël, …).

Une tradition spirituelle authentique, régulière, sert de cadre d’éducation à l’humain, au développement guidé de son humanité et à la connaissance de soi. Mais ce sont les responsables qui en font usage (comme les parents vis-à-vis de leurs enfants....)

L’on sait, surtout en dans nos contrées, la lutte qu’il y a eu contre l’Eglise catholique en particulier invoquant les guerres dites de religion(s), l’intolérance, … : cela n’est pas tout à fait hors de propos, mais on peut en dire autant de toute « gestion » des sociétés par des hommes soumis à l’une ou l’autre idéologie serait-ce simplement celle du pouvoir (et l’on sait qu’instrumentaliser certaines croyances, certaines idées est une façon pratique de diriger les foules).

Dans ce domaine, la responsabilité des dirigeants (religieux, politique, …) est fondamentale ; mais n’oublions que la connaissance et la maîtrise de l’atome n’a pas à être rejetée parce que des bombes H sont construites, parce qu’il y a eu Hiroshima ! Il en est de même pour la science spirituelle (dont le « noyau » est la science métaphysique sans laquelle, il est difficile de comprendre – on peut oser, peut-être à tort, de comparer les rapports théorie de la relativité / bombe H et théorie métaphysique /inquisition ?)

Amitiés.
Réflexions à poursuivre
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mar 29 Nov - 13:47

Info complémentaires :

Q. Pourquoi vous a-t-on donné des gants de femme?
R. Pour en faire présent à celle qui mérite le plus mon estime et faire connaître que quoi que les femmes ne soient pas admises parmi nous, elles ne sont cependant pas méprisées des Maçons.
R. Pour montrer que, si nous n’admettons aucune femme parmi nous, nous n’en révérons pas moins un sexe à qui nous devons la naissance.
D. Ainsi, jusque dans ses moindres emblèmes, la Maçonnerie a un but d’utilité.
La Maçonnerie n’étant que l’étude des sciences et la pratique des vertus, aucun sentiment profond, noble, généreux et délicat, ne doit lui être étranger.
(RECUEIL PRECIEUX DE LA MACONNERIE ADONHIRAMITE (MDCCLXXXV) et Catéchisme tiré du manuel de Bazot 1847)

Et quelque réflexion sur la qualité d’être libre.

On aura vu qu’elle peut être vue de différentes façons mais nous resterons axés sur deux modalités : liberté de choix et Liberté par libération.

La liberté de choix est, a priori, facilement compréhensible.
La question à se poser : dans quelle mesure j’ai le choix en fonction des contraintes du milieu et du « déterminisme » de l’individualité (plans corporel et psychique).

Une autre, comment, si cela (m’)est possible, puis-je améliorer cette liberté de choix ?
Au plan de l’individuel (incluant les dimensions corporelle et mentale), on peut jouer sur la diversité économique (production d’aliments divers, d’outils, …, leur importation, …), sur l’augmentation des droits divers (congés payés, salaires, …) et notamment en régulant les rapports du pouvoir (les libertés d’expression, de réunion, etc. et les droits accordés : droits de l’homme, …).

Une troisième : comment puis-je garder et profiter de ces droits et libertés ? En développant une position critique me permettant d’échapper autant que possible « aux conditionnements et manipulations » diverses (pseudo-besoins, construction d’opinions dans tous les domaines, …) …. Sait-on encore (pour reprendre une expression) « à quel Saint se vouer » ?

C’est là tout le problème de ce qu’on appelle le libre arbitre intimement lié aux conditions de maturations des individus, aux conditions politico-sociales, etc.

La Liberté comme finalité.

C’est là l’objectif de toute Voie spirituelle. C’est savoir au moyen de ce qu’on appelle la foi, que l’on est fondamentalement et essentiellement « libre » mais que des « chaînes » multiples nous empêchent d’atteindre cette connaissance de soi d’être libre.

Se dire « maçon libre » au sens de l’initiation, c’est avoir cette intuition de cet état de liberté qui est le nôtre et la certitude qu’au moyen du Travail initiatique, spirituel nous pouvons nous en (r)approcher, serait-ce un peu, pour rayonner cette certitude (je souligne : il ne s’agit ni d’un dogme ni d’une idéologie, et j’y insiste car on détourne trop facilement ce fait justement en idéologie, en dogme, en croyances diverses).
Si l’on comprend bien l’Art de la Vie, il ne s’agit pas de croire à « quelque chose » qui serait autre que ma personne, mais bien à une possibilité de cette personne à réaliser, possibilité qui vient après le corporel et le psychique (comme, pour mieux me faire comprendre, la raison vient après le développement des sensations …).

Ce qu’on appelle liberté de choix et/ou libre arbitre peut « être mis au service » de l’individualité (ou à une ou plusieurs de ses modalités) en excluant la dimension spirituelle ou au contraire en incluant celle-ci comme tel dans sa réalité (précision nécessaire car on qualifie de « spirituelles » des formations mentales diverses, qui « comme telles » n’en ont que l’appellation : c’est ainsi que l’on peut prendre des vessies pour des lanternes et notamment dans les domaines pseudo-religieux, pseudo-initiatiques, de la religiosité, …)

Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mer 30 Nov - 13:06

Doit-on parler de Loge ou de Temple ?

Sur le plan matériel et historique, il semble établi et admis que la loge, le bâtiment, où se retrouvaient les bâtisseurs, se trouvait hors du temple en construction (le chantier), et devant ce temple. Dès lors, loge et temple sont bien différents, et cela va de soi.
Pour certains, parler de temple maçonnique est une « erreur » qu’il y aurait lieu de rectifier.

Cependant, l’on nous dit que :
- La loge est Le temple de Salomon réédifié mystiquement par les Francs-Maçons
- En loge, on élève des Temples à la Vertu et l’on y creuse des cachots pour les vices
- De façon plus explicite : on « Elève dans nos Ames, un temple Spirituel à la Vertu »

Par ailleurs, lorsqu’est définie la Loge, et même les différentes loges (simple, juste, parfaite), il est clair qu’une loge n’est pas un bâtiment, mais un ensemble donné de maçons. Le bâtiment et ses décors vise à donner une « image » du Temple réédifié (et donc : loge de réunion, ou temple symbolique ?)

Alors ? Vais-je dans un temple ou une loge maçonnique participer à la formation d’une loge en laquelle l’on construit des temples (ou le temple de Salomon) et même des cachots ? En fait, comme toujours, il s’agit d’être au clair quant au point de vue où l’on se place pour exprimer ou se représenter sa pensée.
Et donc, l’on peut parler de loge (bâtiment) ou de temple (bâtiment) selon l’optique prise. Remarquons qu’un maçon seul n’est jamais dit être une loge mais peut-être considéré comme un temple (symboliquement parlant).

Ces temples que l’on bâtit de nos jours indiquent explicitement, pour le moins, qu’il s’agit de se construire une individualité vertueuse fondée sur la Vérité et la Justice sous la conduite de la Lumière elle-même, Lumière nécessairement éternelle si l’on se fonde sur les Old Charges, les Landmark, les Constitutions, le Ahiman rezon, les différents symboles fondateurs de la F :. M :. (malheureusement parfois « évacués » faute d’avoir gardé le bandeau sur les yeux car, entre autres indications, : D. Depuis quand êtes-vous Maçon ? R. Depuis que j'ai reçu la Lumière.)

(Références maçonniques plus précises à la partie réservée Septentrion)
Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Jeu 1 Déc - 13:15

Utiliser la symbolique biblique (ou autre) ne fait pas de la F :. M :. une religion, ni une entité chrétienne (catholique, anglicane, protestante, … ou autre) : c’est une application possible de « l’habit ne fait pas le moine ». (par ailleurs, nous vous invitons à prendre connaissance de l’œuvre de René Guénon et en matière de symboles tout spécialement : le Symbolisme de la croix, les Symboles fondamentaux de la science sacrée, la Grande Triade (ce qui apporte un éclairage autre que le recueil et le traitement encyclopédiques des symboles comme dans les dictionnaires).

D’autre part, notre avis est que l’on ne peut vraiment comprendre l’ensemble des symboles maçonniques qu’en se basant non seulement sur la Bible (origine chrétienne) mais aussi sur la Torah et la Kabbale (otique judaïque, se référer aux rabbins autant que possible).
Mais il reste possible de se baser sur d’autres formes spirituelles car on trouve les symboles fondamentaux nécessaires au parcours de la Voie (sans que cela soit une raison, une excuse ou une opportunité pour faire fi de symboles maçonniques fondamentaux dont la Bible, un des symboles du Livre éternel, source de toute forme spirituelle authentique).

Accepter de porter un habit fait aussi partie intégrante de la tolérance (s’il est possible pour quelques uns d’atteindre à l’anonymat d’en haut, il y a grand danger que le plus grand nombre, en le cherchant, tombe dans l’anonymat d’en bas (lire le Chapitre IX : Le double sens de l’anonymat du livre Le règne de la quantité et les signes des temps de R. Guénon. Accessible en téléchargement voir ci-après).

L’on nous dit que la loge qui reçoit le candidat pour en « faire » un initié est parfaite, juste, ce que l’on sait par l’ambiance qui y règne : l’Union, la Paix, le Silence. On nous dit aussi qu’elle est complète et régulière. Il est dit aussi qu’elle est dans un lieu sacré au pied de la plus haute montagne (on y associe la grotte, lieu peu éclairé à priori)
Mais il y a cependant différents niveaux dans la formation de la Loge : simple (trois), juste (cinq), parfaite (sept), ce qui symboliquement nous indique que celui qui est reçu aura à se former lui-même pour atteindre le degré de Juste puis de Parfait. Cela paraît aller de soi si l’on considère la loge comme située dans le cœur de l’Ouvrier (symbole de celui qui effectue un travail spirituel réel).

Citons par exemple, la Mundaka Upanishad :
II-i-8: De Lui ont émergé les sept organes subtils, les sept flammes, les sept sortes de combustibles, les sept oblations, et ces sept mondes où se meuvent ces sept organes subtils dont le siège se trouve dans la grotte du cœur, déposés là par le Créateur en groupes de sept.
II-i-9: De Lui ont émergé les océans et les montagnes. De Lui, s'écoulent les rivières aux tracés variés. Et de Lui naissent toutes les céréales, et le suc nutritif des plantes, en vertu duquel le soi intérieur peut exister dans un corps, au sein des éléments.
II-i-10: Le Purusha est à Lui seul tout cela – et Il comprend encore l'action et la connaissance. Celui qui connaît ce suprême Brahman, immortel, siégeant dans le cœur, détruit le nœud de l'ignorance durant cette vie, ô bienheureux (fils du Soma) !

II-ii-1: Il est luminescent, très proche et familier car Il se meut dans la grotte du cœur, et Il est également le but majeur.
http://www.les-108-upanishads.ch/mundaka.html

Il y aurait un manque si l’on ne signalait pas le Un, une lumière dans la chambre de réflexion, d’où l’on s’élève (curiosité pour la galerie, mais amusante : le nombre 1357 = 16=7), le Un dont on part est aussi le Un où l’on doit arriver après avoir reçu la lumière (Trois), le passage du 3 au 5 en accomplissant ses devoirs (vaincre ses passions, soumettre sa volonté, se réaliser ou progresser, élever des Temples à la Vertu) (Cinq, réaliser son humanité, le Juste) et après avoir accompli son Devoir effectivement (Sept, le Parfait, notamment les 6 dimensions de l’Amour dans le Christ selon Saint Paul, Christ qui est le Temple reconstruit en trois jours).
Il est aussi possible de se référer au symbole de l’Arbre de Vie ou aux Séphiroth pour mieux cerner la « forme » et la dynamique du Temple, et de la Loge.

On peut voir que c’est bien la Lumière qui dirige, éclaire et forme l’initié au départ de la Loge du cœur.

Amitiés
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Greer

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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Jeu 1 Déc - 13:25

J'ai récemment rejoint une loge libre et souveraine. La simplicité de notre installation matérielle m'amène à voir autrement, à dissocier, temple et bâtiments. Dans le confort matériel et obédientiel d'un vieil atelier, sis à la même adresse depuis le XIXè siècle, "le temple", s'est assimilé dans le langage à un lieu et des murs, même pour les profanes habitants du quartier. Désormais, il faut tirer d'une cantine les décors symboliques, transformer par leur disposition un modeste local profane en "temple" éphémère dans lequel la loge s'ouvrira avec les travaux, aux fins d'édification du vrai temple, intérieur celui-là. Si j'ai compris quelque chose à ces distinctions.
Amitiés à tous.

(PS : Je n'aurais pt ê pas frappé à la porte de ma nouvelle loge si je n'étais passé auparavant par ce site, et n'y avais lu les propos clairs de J. Serlun sur les L Libres...)
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Ven 2 Déc - 12:29

Je pense que Greer a bien compris ce dont il s'agit. Toute Loge dûment formée peut travailler dans une forêt, un champ, ... bref n'importe où au plan géographique et faire son travail, construire de vrais temples, effectivement intérieurs bien que rayonnant à l'extérieur : c'est le Devoir de l'Initié, sa raison d'être même pourrait-on dire, comme l'indique les instructions données de façon complète.

D'ailleurs, "tirer d'une cantine les décors symboliques, transformer un modeste local en temple" (j'ajouterais, rendre sacré l'endroit), n'est pas sans rapprochement du tracé du tableau d'autrefois, et (je vous envie) cela doit être, à chaque fois, une "expérience", un travail d'ordre spirituel des plus constructifs, une réalisation complète symbolique du chemin spirituel mais contenant un caractère opératif réel.

Je souligne aussi la qualité des propos cités.

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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Lun 5 Déc - 10:07

autres réflexions:

La raison d’être de la F :. M :. , le cœur de la F :. M :. est la L :. (cela peut se vérifier aisément)
Loge ou Lumière ?
Il n’y a pas de différence, l’une étant l’autre au plan spirituel. Symboliquement, plus ou moins effectivement, une Loge est l’union d’initiés qui éclairent la loge de St Jean, et qui sont donc des Lumières (pas des illuminés au sens péjoratif que véhicule ce mot, ce qui serait dommage), à la façon des « étoiles » : c’est la Lumière Une qui fait des étoiles, des lumières de la Lumière. C’est équivalent au :
- « Cela vous l’êtes (Brahman) » des Védas.
- le Christ (qui est dit être la Lumière des hommes) est en vous
- vous êtes de la nature du Bouddha.

La Lumière est ce qui Est, La Connaissance, qui éclaire, qui rayonne. Elle est le Principe en lequel tout Initié, celui qui a reçu la Lumière, doit mettre sa foi (au sens du Devoir de Liberté).
Ce Principe « Illimité - Eternel – Immuable » a été et est voilé (en même temps que « révélé ») sous d’autres formes symboliques comme les livres sacrés, Etoile du berger, Soleil , ….

Citons un extrait de la Bible, qui montre ce lien à la Lumière (dans Roi I)
« Cette femme dit alors à Élie:
Qu'y a-t-il entre moi et toi, homme de Dieu? Es-tu venu chez moi pour rappeler le souvenir de mon iniquité, et pour faire mourir mon fils?
Il lui répondit: Donne-moi ton fils. Et il le prit du sein de la femme, le monta dans la chambre haute où il demeurait, et le coucha sur son lit.
Puis il invoqua l'Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, est-ce que tu affligerais, au point de faire mourir son fils, même cette veuve chez qui j'ai été reçu comme un hôte?
Et il s'étendit trois fois sur l'enfant, invoqua l'Éternel, et dit: Éternel, mon Dieu, je t'en prie, que l'âme de cet enfant revienne au dedans de lui!
L'Éternel écouta la voix d'Élie, et l'âme de l'enfant revint au dedans de lui, et il fut rendu à la vie.
Élie prit l'enfant, le descendit de la chambre haute dans la maison, et le donna à sa mère. Et Élie dit: Vois, ton fils est vivant.
Et la femme dit à Élie: Je reconnais maintenant que tu es un homme de Dieu, et que la parole de l'Éternel dans ta bouche est vérité. "

Si l’on désire être initié :
- c’est que l’on cherche la Lumière (ou équivalent comme la Vérité, la Connaissance, la Joie ou Béatitude – cf. Sat Chit Ananda) ;
- et si on la cherche, c’est parce que l’on s’en croit privé à cause des « ténèbres » que génèrent l’attachement aux productions de notre mental (préjugés, émotions et passions diverses …).
- Et pour la trouver, l’on est prêt à travailler, à faire ce qu’il faut, c’est-à-dire devenir vertueux, à faire le bien pour le Bien lui-même, à se laisser emplir de compassion (comme le souligne particulièrement le bouddhisme) grâce à la Connaissance.

Nous trouvons dans les diverses traditions que c’est la Connaissance (et donc la Lumière) qui libère : voilà un lien universel.

Pour reprendre à nouveau un exemple biblique : Demandez et l’on vous donnera (La Lumière); cherchez et vous trouverez (La Vérité); frappez et l’on vous ouvrira (La Porte).
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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mar 6 Déc - 9:46

Mes frères Greer et Lucien,

Cela fait plaisir de commencer sa journée en lisant vos propos, tant les explications détaillées de Lucien que le témoignage de Greer.

Pardonnez-moi d'être moins présent sur le forum (que je lis cependant régulièrement) mais notre Loge libre vient d'étendre ses travaux symboliques aux degrés de Perfection et cela demande de mobiliser sur ce projet un peu plus de temps que d'habitude.

Je songe d'ailleurs à ajouter un nouveau groupe de discussion du forum réservé au quatrième grade.

Lucien a raison de rappeler les bienfaits de la "construction" d'un espace sacré dans un lieu profane le temps d'une tenue. C'est parfois un peu contraignant mais apporte une joie collective qui a forcément des conséquences sur la qualité des travaux qui s'ensuivent.

Bonne journée à tous.

Jean Serlun

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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mer 7 Déc - 14:03

C'est toujours un plaisir de penser que l'on participe, même modestement, à la construction du Temple ...

Voici quelques réflexions complémentaires qui, je l'espère, contribueront à cet édifice:

Silence de Lumière.
Entendre le Silence.
Discerner la Lumière.
Lumière du Silence.

Parler de la Lumière, c’est avant tout parler de l’Illimité - Eternel – Immuable (pour rappel, il s’agit de l’union de trois convertibles pour éviter tout malentendus – en tout cas un maximum).
Et ce par suite, ce qui est Immuable est éternel et illimité ;
Ce qui est Eternel est immuable et illimité ;
Ce qui est Illimité est éternel et immuable.
Il doit être clair qu’il ne s’agit en aucun cas de définir quelque chose ou quelqu’un, (que ce soit un Principe, Dieu, le G:.A:.D:.L:.U:., la Lumière, …).

Cette Lumière Illimitée – Eternelle – Immuable ne peut être définie, ni même inférée si l’on pousse la rigueur de façon pointue ; ce qu’on peut dire, à la manière orientale, Elle est ce par quoi l’on voit mais qui n’est pas vue (ni visible d’ailleurs). (cela n’a rien d’extraordinaire car déjà dans le fini, on peut observer que l’œil (la fonction de la vision de façon plus précise mais moins parlante) est ce par quoi l’on voit sans pouvoir le voir (directement bien entendu, on peut voir l’image de l’œil, voir un œil chez un autre, parce que à la différence de la Lumière, l’œil est quelque chose).

Peut-être plus subtilement, je sais que je suis conscient mais qui a déjà vu la conscience ? La philosophie s’est occupée de cette question, si question il y a.
Si l’on peut dire que la conscience est conscience de quelque chose, on peut aussi dire que l’être est l’être de quelque chose, en ce qui nous concerne nous humain, ce quelque chose, c’est l’individualité dont l’être est le je, lui-même, le Je, expression de l’Etre.

Et cet Etre, qui est principiel, participe de la nature de la Lumière au plan ontologique (et même, et surtout, au plan métaphysique) et donc de « ses qualités » si l’on peut dire : Illimité - Eternel – Immuable.

Cette constatation est ce qui divise au plan des individualités: pures imaginations pour certaines, sublimation de "choses dérangeantes" pour d'autres, certitude pour d'autres.

Dans un premier temps, les "Je" ne peuvent y « croire », l’admettre, que par la foi.
Par rapport à notre propos, la Lumière qui éclaire sans être éclairée, est ce qui permet la foi : celle-ci est une connaissance existentielle de la Lumière (donc pas de la Lumière en soi, quoique !) : c’est comme l’ « effet » de la Lumière sur notre individualité, entrainant une « vague » de conscience (image d’une vague sur l’eau), une modalité de la conscience, à la fois contenu par la « modification » mais en même temps non différente de la conscience qui, au point de vue spirituel, rappelons-le, appartient à la dimension Ciel, à la « buddhi » rayonnante dans le mental.
C’est parce que l’Etre est l’être de quelque chose (si l’on me permet la reprise de la formule), que l’on peut parler de chemin spirituel, de connaissance de soi, …, de foi.
La foi est donc est un mouvement « de l’âme » nous amenant à une prise de conscience de la Réalité Illimitée - Eternelle - Immuable appelée le plus souvent Dieu (le point de vue théologique étant le plus courant, le plus « facile » à saisir, mais il reste un point de vue valable et même de la plus grande utilité pour la majorité des individus).

L'on pourrait dire que la foi est la prise de conscience de la Lumière qui brille dans les ténèbres ou encore la prise de la conscience par cette même Lumière.

On aura remarqué que la Lumière peut nous « apparaître » de différentes façons au plan du psychisme, la difficulté est de ne se laisser « prendre » par la forme seule : c’est pourquoi l’on interdit de représenter Dieu, l’on parle de « Parole perdue », l’on interdit de prononcer le Tétragramme, etc…
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Jeu 8 Déc - 10:53

L’Etre peut être envisagé comme principe de la manifestation au plan macrocosmique, le Saguna Brahman, Brahman qualifié ou avec attributs de la tradition hindouiste, mais aussi comme principe de la manifestation au plan microcosmique, l’Atman de la même tradition par rapport aux êtres humains, en ce qui nous concerne ; – cet Atman et le Saguna n’est en réalité pas différent du Nirguna Brahman, équivalant de l’Illimité - Eternel – Immuable — un convertible).

L’équivalent du Saguna Brahman est, dans nos traditions théologiques, le Dieu créateur et l’équivalent de l’Atman peut être vu comme un équivalent du « souffle divin » engendrant l’ « être vivant » (l’âme vivante).

Dit autrement, il y a l’Illimité - Eternel – Immuable qui, bien que totalement non-représentable, peut être conçu comme « un pôle » dans la relation que nous lui attribuons à l’existence : c’est l’Etre Principe, c’est le Dieu créateur, le Saguna Brahman, ou encore comme architecte, celui qui donne le plan du Temple à bâtir (ordo ab chaos ?) ; mais aussi comme celui qui est source de notre âme, l’être en nous, notre nature divine.

C’est la Lumière comme l’Illimité - Eternel – Immuable symbolisée cette fois comme Soleil avec son rayonnement. Un de ses rayons (le divin en nous) nous (lunaire) relie à lui.
Ce rayon de lumière, de la Lumière, « vibre » (si l’on veut à un déplacement ondulatoire), et c’est cette « vibration » qui génère ce mouvement particulier dans notre individualité donnant lieu à la foi, mais pas seulement …

Restant dans cette symbolique de la Lumière envisagée sous l’aspect du rayon solaire, celui-ci prend un double aspect dans notre psychisme : un aspect lumineux (conscience, intelligence) et un aspect chaleureux (sentiment, émotion) (dans le corps l’on retrouve cette dualité par le système nerveux, lumineux, et « sanguin », chaleureux (bref la vie).

(NB : on peut comprendre pourquoi la foi est à la fois connaissance et sentiment, tout en étant une « expérience » ayant lien avec la dimension spirituelle ; on peut aussi comprendre pourquoi le cerveau est dit, pour citer Guénon, être « l’organe du psychisme » - si on veut, le rapport du cerveau au psychisme est équivalent à celui de l’œil au cerveau, l’œil représentant ici les organes des sens : ceci permet de comprendre et de voir que la spiritualité, fondée sur la métaphysique, n’est en rien contraire aux sciences modernes et ne s’y oppose d’ailleurs pas — le contraire n’étant cependant pas toujours vrai).

(on pourrait développer ces aspects, mais par prudence, n’oublions pas qu’il s’agit d’un point de vue humain devant nous permettre de comprendre notre « lien », notre « rapport » au divin (et l’absence de « lien », de « rapport » du divin avec l’Illimité - Eternel – Immuable).
Est-il besoin de rappeler que le langage symbolique est le langage de la science spirituelle (comme chaque science à un langage propre ; pensons à la chimie, les math ..) : d’où la nécessité de ne pas « mélanger » les points de vue.

C’est peut-être l’occasion de signaler les abus de langage, les confusions dans le langage dont le mot « symbole » employé dans les sciences (symboles chimiques par exemple) ou dans certains points de vue comme la psychanalyse qui renverse proprement le sens du rapport qu’est celui de la science spirituelle (pour celle-ci un symbole appartient à un niveau « inférieur » à ce qu’il veut désigner, alors qu’en psychanalyse et équivalent, ce sont les contenus psychique qui symbolisent des phénomènes physiques). On peut comprendre les confusions, les incompréhensions qui peuvent résulter quand on « mélange » les approches !!! et nous ne parlerons pas des tendances dont l’objectif est de créer ces confusions, volontairement (ou non pour ceux qui en sont les victimes)…

D'où l'importance de l'Equerre, du Niveau et de la Perpendiculaire, d'où leur nécessité si l'on veut suivre la Voie.

Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Ven 9 Déc - 11:52

Donc bien que la Vraie Lumière ne soit ni ceci ni cela, nous ne pouvons pas faire autrement, « enfermé » dans notre individualité (certains s’y sentent comme en prison, surtout lorsqu’ils perçoivent le « Ciel »), limité par celle-ci, que nous appuyer sur les formes que prend son rayonnement, « situé » que nous sommes entre le Ciel et la Terre.

A noter que si l’on dit « être limité par », « être enfermé », cela suppose que l’on n’est par réduit à l’individualité qui est la nôtre, individualité qui est à la fois la pierre à tailler, le support mais aussi l’outil (les outils) permettant à la Lumière de réaliser le Chef d’œuvre avec la force de la Vertu grâce à son rayonnement (qui nous éclaire).

Si l’individualité est le support de la réalisation spirituelle, il est un fait auquel nous sommes soumis, enchaîné, c’est l’identification à cette individualité (psychisme et corps), identification qui est le plus souvent, à cause de l'ego, un voile épais nous empêchant de voir l’Etre (l’Esprit) en nous, mieux de voir que nous sommes cet Etre, cet Esprit et si ce n’est une ouverture par la foi (toujours possible pour ceux qui en serait actuellement privé) vers notre dimension spirituelle (âme, buddhi, intellect, raison divine, …), nous serions condamnés à cette vision égotique (conduisant vers l’égocentrisme et l’individualisme) dont la seule perspective d’avenir est la mort, le retour à la poussière.

Cette identification génère le fameux ego dont la démarche spirituelle nous invite à nous détacher, à nous libérer de sa force « hypnotique » en prenant comme support l’individualité elle-même, pourtant cause de cette identification, de cet état d’ « endormissement hypnotique » (c’est pourquoi l’on parle d’Eveil).

Idéalement, l’individualité se développant dans un milieu spirituel puissant, permettrait à la personne de naturellement laisser s’épanouir sa dimension spirituelle. Il se fait que les environnements humains ne sont plus (ne sont pas encore d’un autre point de vue) très spirituels, ce qui génère des développements dans tous les sens (ce qu’on appelle le désordre, l’exil, le chaos, la descente ou chute inexorable, …), multiplicité sociale, diversité des cultures, des comportements, voir biodiversité (je reste ici au plan humain uniquement) avec comme « règle » (sic) l’uniformisation dont un de ses noms est la mondialisation (étrange paradoxe dont je n’ai pas la clef ; mais les choses sont ce qu’elles doivent être … et c’est au mieux)

Cette individualité a un « outil » essentiel, une « arme » efficace, c’est sa capacité de choisir, sa liberté, son libre arbitre (fonctionnement lié bien entendu au mental et ses diverses fonctions). Mais, comme tout « outil », comme toute « arme », il peut servir au bien comme au mal, il peut servir des objectifs vertueux (lié à l’esprit) ou non (vicieux lié aux désirs de l’ego, à l’individualisme, à la boîte de Pandore).

Faisons remarquer que la conscience de l’individualité n’est pas la soumission à l’ego (image construite de l’individualité), et que cette conscience est nécessaire pour mener à bien les objectifs personnels (et non plus seulement individuels) : pour donner un exemple : comment le Christ aurait-il être crucifié sans individualité, aboutir à la réalisation de son objectif personnel sans l’individualité ? … à méditer …

Cette image construite de l’individualité, l'ego, conséquence de l'identification à l’individualité est aussi la source des idéologies diverses, des croyances (au sens de constructions réduites et limitées au mental, sans lien spirituel effectif), des idolâtries par l’attachement à des formes mentales, y compris le détournement du langage de la spiritualité, dont on connaît les méfaits dramatiques.

Ces idéologies, ces idolâtries (cf. les sectes en tous genres) sont des constructions mentales fondées par et au travers de l’ego (image de l’individualité voilant la dimension spirituelle).

Il doit être clair que ce n’est pas la spiritualité, la religion en soi qui est en cause mais plutôt l’absence de l’Esprit même de la spiritualité, permettant aux uns d’instrumentaliser la spiritualité à des fins diverses (dont les vecteurs principaux sont pouvoir et argent), à d’autres sincères dans leur foi (parfois foi/croyance, parfois simple croyance) d’être détourné, « à l’insu de leur plein gré », du Chemin (heureusement pas nécessairement de façon définitive).

On pourra noter l'importance de l'éducation, des responsables de cette éducation, dans le développement de l'individualité, dans la construction de sa représentation, et dans l'éveil à la spiritualité.

Amitiés
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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Sam 10 Déc - 11:48

Le mental par la conscience (que l’on veuille ou non, rayonnement de l’esprit, ou effet de son actualité, toujours d’un point de vue spirituel) jouit donc de la faculté de produire des formes mentales multiples, témoignage même de sa liberté de produire, de choisir, de penser d’où le libre arbritre.
Cette liberté de l’individualité varie non seulement d’un individu à l’autre en capacité (tous les êtres humains ne jouissent pas d’un même degré de liberté pour des causes génétiques, physiques, sociales, éducatives, …, karmiques) mais est aussi limitée chez tous les individus, ceux-ci étant limité par l’individualité. Elle est donc éminemment relative. Par ailleurs, c’est grâce à cette liberté que les individus ont la garantie de s’épanouir au sein d’ensembles d’êtres humains jouissant individuellement et collectivement de cette liberté (ces libertés si l’on en pointe les diverses modalités). Et symboliquement et effectivement, c’est le rôle du « Roi » (= les dirigeants, les responsables, chacun à son niveau, de l’individu responsable de soi aux dirigeants des peuples en passant par les parents) de garantir le bien-être à ceux dont il a la responsabilité (individuellement et collectivement) d’où les qualités nécessaires d’empathie – ou au moins de sympathie – d’altruisme, de compassion (côté sagesse, amour, bonté, …) mais aussi de rigueur, de justice, d’équité (côté force, vertus, honnêteté,…).

Ceci montre que l’on est surtout confronté à l’horizontale, lieu de la dualité (comme le montre le symbole du yin : deux traits , le nombre de la Terre principe : 2).
Cette dimension livrée a elle-même, et à laquelle appartient le libre arbitre ( car nous sommes au niveau de l’individualité, insistons-y) ayant la liberté de choisir de s’en tenir à la multiplicité (= la dualité appliquée si l’on peut dire) en mettant entre parenthèses, en rejetant, en niant la Dimension Verticale.
Cette négation peut se faire aussi en réduisant la Dimension Verticale (la spiritualité proprement dite) à un des éléments de la dimension horizontale (l’illusion de la verticalité dans la dimension horizontale ainsi que la croyance que l’on peut l’y réduire, est due à la capacité du mental de choisir de se fier à ses constructions mentales grâce à son libre arbitre, d'où le droit à l’opinion – à noter: c’est pourquoi les sciences modernes, pour se développer ont dû s’appuyer sur la quantité, la mesure quantitative dont le développement des mathématique dans ce sens).

Il est facile de remarquer que toute initiation authentique commence par la « restauration » de la Verticalité dont le nombre du Ciel 3, témoigne ; ce faisant l’initié commence par être « centré » en étant remis dans l’Axe du monde, et ainsi relié à cet Axe du monde. A lui au moins, d’y rester ; à lui de le suivre (ou d’un autre point de vue complémentaire, d’être le réceptacle de la Lumière).

Il est facile aussi de constater que la garantie d’un épanouissement optimale des individus comme des ensembles d’individus (familles, …) dans l’Harmonie, la Paix, la Justice, la Beauté, la Vertu, … dépend de la « place » effective laissée à la Verticalité en leur sein.

Il est tout aussi facile de constater que, moins il y a de Verticalité, plus la dualité joue son rôle en induisant la séparation qui elle-même engendre toutes ses modalités : de la simple distinction jusqu’à la simple juxtaposition (l’autre n’existe plus comme autre) en passant par les calamités de l’opposition (colère, violences en tout genres, massacres, intolérance, …).

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lucien



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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Mar 13 Déc - 11:00

Reprenons la liberté : au plan individuel, chacun jouit de degré(s) de liberté différents en fonction des possibilités acquises, celles-ci étant en quelque sorte les limites imposées par son individualité. L’expression de celle-ci est elle-même cadrée, limitée par les conditions déterminant le cadre social ainsi que par les circonstances. Cette liberté ne nécessite pas de suivre une voie spirituelle, ni même d’être initié pour l’avoir et en faire usage : elle appartient à tout individu humain (et même dans une certaine mesure à d’autres êtres qu’humains)
La Liberté liée à la Voie est celle qui nous permet de nous libérer des limites de l’individualité, mais là aussi en fonction du travail accompli sur la Voie. C’est la Lumière qui « contient » cette qualité, et c’est parce que nous avons reçu cette Lumière que nous pouvons nous dire initié libre (bien que, en général, encore virtuel au début).
Par cette Lumière, nous entrons dans le domaine du Devoir, dont le premier est de « unifier » notre individualité, d’harmoniser cette individualité, de la rendre vertueuse, et à l’image du Temple, faire en sorte qu’elle soit éclairée, décorées de Joyaux (bijoux). Il suffit de relire attentivement les D/R des instructions.
Et Chemin faisant, on se rapproche de la Liberté absolue dont le premier stade acquis est la fin des petits mystères, ou la maîtrise de l’individualité, ou encore l’installation effective de soi en son centre.

Et l’on remarquera, que centré par le fil à plomb, l’horizontale pourra se découvrir, exprimant par le niveau l’harmonie intérieure. Ce symbole, réunissant, mieux intégrant, équerre juste, verticale, horizontale nous ouvre à une symbolique à développement indéfini (la Croix, le Yin-Yang, Adam-Eve ou masculin-féminin, Passif-Actif, …) : nous avons là, sous une forme d’outil, un symbole fondamental, universel.

Mais attention : il y a le danger de la « symbolite » qui n’est autre que l’idolâtrie du symbole, comme s’il était lui-même la lumière : il ne faut jamais oublier que le symbole n’est qu’un outil qui permet la réalisation du chef d’œuvre et s’il faut l’entretenir, en faire usage, il ne faut pas tomber dans le piège de l’adoration du symbole.
Si un cheval vous permet d’aller chercher un trésor, ne prenez pas votre cheval pour le trésor.

Ce n’est pas l’outil ni même son l’usage de l’outil qui fait l’initié ; c’est son usage (le travail spirituel) pour la construction du Temple, sous la conduite de la Lumière ou de « l’influence spirituelle ».

On peut (aperce)voir que l’engagement sur le chemin de la spiritualité n’est pas un loisir, un passe-temps, une spécialité universitaire ou autre, une « promenade du dimanche », mais est un choix de vie, un mode de vie de chaque instant (en travaillant, en mangeant, en évacuant, … en respirant simplement).
Respirer : inspirer (naissance), … , expirer (mort), et il y a les « points » de passage de l’une à l’autre dont le rapport au Silence est à remarquer.

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Jean Serlun

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MessageSujet: Re: Réflexions comme instructions préliminaires   Lun 19 Déc - 1:20

C'est certainement l'une des significations de ce que l'on appelle "poursuivre au dehors l'oeuvre commencée dans le Temple".

Guénon distingue aussi le travail intérieur (fait sur soi et seul) et le travail extérieur (fait sur soi mais en Loge).

Les deux se complètent et l'une des faiblesses de la maçonnerie moderne consiste en une pratique "en pointillé" de la démarche initiatique.

Car la démarche initiatique est une ascèse quotidienne sinon aucune progression n'est envisageable.
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