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 Le jardin de l'Etre

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MessageSujet: Le jardin de l'Etre   Mer 26 Aoû - 14:19

L’Etre est la manifestation du Principe Suprême dans le monde manifesté. Il dépend de ce même Principe qui est infini, immuable et universel, la Cause des causes. L’Etre englobe en lui-même les différends modes de la manifestation dont le mode individuel et donc l’état humain. La connaissance de l’Etre permet de trouver son Unité. Cette connaissance pouvait être atteinte dans notre monde occidental par la Tradition qui était représenté en partie par la religion. Aujourd’hui cette dernière ne joue plus le rôle que lui attribué la Tradition, car l’avancement cyclique nous éloigne progressivement du Principe, c'est-à-dire qu’elle nous éloigne de l’Esprit pour nous conduire vers la matériel. Nous sommes donc passés du monde de l’Etre au monde de l’avoir, caractérisé par la prédominance de l’individualité, du matérialisme et donc de l’éphémère, du contingent et du relatif. Ce déplacement de l’Esprit vers le matériel ne concerne d’ailleurs plus seulement notre région du monde mais la quasi-totalité du monde.

Pourtant malgré cette éloignement du Principe, nous pouvons encore, certes très difficilement, trouvé le jardin de l’Etre. C’est un jardin car le jardin est le symbole de sérénité et de la beauté. Le jardin nous renvoie l’image de nombreuses fleurs écloses qui illuminent ce lieu par leurs couleurs vivaces, il nous renvoie l’image de nombreux arbres « éternels » mais aussi porteurs de fruits donc de nourriture, à cela s’ajoute la présence d’une fontaine où nous pourrons nous abreuver. C’est donc une vision paradisiaque que nous amène le jardin, ce lieu où nous sommes nous-même et non pas ce que nous voudrions être, ce lieu où nous voyons les autres tels qu’ils sont et non pas tel que nous voudrions les voir. C’est le lieu de l’Unité, c’est bien le jardin de l’Etre.

Nous possédons tous la possibilité de trouver ce jardin. Le chemin qui y mène est certes parsemé d’embûches mais ce sont elles qui créent le dit chemin. C’est l’étincelle ou l’intuition intellectuelle, présente dans tous les cœurs, qui éclaire le chemin mais qui l’éclaire depuis le jardin et c’est bien pour cela que la progression sur le chemin peut nous donner le sentiment que cette lumière grandit mais ce n’est pas la lumière qui grandit c’est nous qui nous rapprochons d’elle. Aujourd’hui dans notre monde de l’avoir, cette étincelle est voilée, voire étouffée par l’égo et le vouloir de possession, mais elle n’est pas éteinte car elle ne peut s’éteindre, l’homme, état humain est bien là pour raviver cette étincelle mais il a oublié sa mission, noyé qu’il est dans ce monde matérialiste.

Nous savons avec certitude que ce jardin existe et c’est cela qui a été oublié car l’extérieur a pris le pas sur l’intérieur. L’extérieur c’est l’éphémère, le relatif ; l’intérieur c’est la Paix et l’harmonie. Il ne s’agit pas nier l’extérieur, il s’agit de le voir tel qu’il est afin de pouvoir s’en détacher et se consacrer à l’essentiel pour trouver son unité. Certes cette tâche est on ne peut plus difficile car le monde qui nous entoure nous attire vers la dualité et la matériel, mais nous pouvons résister, cette résistance peut subir de nombreuses dérives, des marches en arrière, des faux sentiers mais ne perdons pas de vue notre destination : le jardin de l’Etre car nous devons faire tout ce que nous pouvons avec les moyens dont nous disposons. Chaque « sacrifice » affaiblit notre égo et nous ramène vers le chemin original, notre chemin qui correspond à notre individualité qui doit s’éteindre à notre arrivée au jardin de l’Etre et qui pourra, le cas échéant, rejoindre le chemin universel qui conduit à l’Absolu qui se situe au-delà de l’Etre.

Tous les jardins traversent des périodes successives de germination, d’éclosion, de déchéance et de disparition. Le jardin de l’Etre n’échappe pas à ce cycle ce qui signifie que celui qui a atteint son jardin va nécessairement devoir suivre ce cycle mais il sait qu’il va rencontrer dans son jardin le Centre qui est traversé par l’Axe sacré qui transcende tous les cycles, le Soi qui est à l’origine du Tout et la destination finale. L’Esprit qui habite le jardin de l’Etre et qui est présent dans tous les cœurs ne s’éteint jamais, il traverse tous les cycles car il est immuable et universel. Cet Esprit est la Réalité, Vérité absolu qui dépasse la croyance grâce à la connaissance mais qui a besoin de la première pour pouvoir affirmer la seconde. La croyance divine est le fondement, dans notre monde, de la connaissance. C’est la forme prise par la Tradition, cette forme a déjà changé et changera encore lors du changement de cycle. Nous sommes à la veille d’un changement cyclique nous devons donc aujourd’hui passer au-delà de la forme pour saisir l’Esprit. C’est une difficulté incommensurable car la majorité va suivre des voies anti-traditionnelles parce que notre monde les lui propose et que la voie traditionnelle est rejetée par la déchéance de la forme. Difficulté encore alourdie par l’absence de méthode générale, ce qui exclut de facto tous les « marchands de spiritualité », car nous l’avons déjà dit chaque individu étant intrinsèquement unique, chaque chemin est bien unique. Nous pouvons « jalonner » le chemin mais certainement pas le défricher à la place de celui qui l’emprunte.

C’est bien cette situation « normale » au regard du cycle qui va être modifiée justement lors du changement de cycle. La fin du cycle actuel correspond à la fin de la descente totale du grand cycle. Le prochain cycle sera celui de la remontée vers le Principe, certes remontée graduelle mais remontée irréversible car chaque chose retourne à la source.

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lucien



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MessageSujet: Re: Le jardin de l'Etre   Ven 14 Oct - 8:23

Voilà un message plein d'espoir.

Je suis cependant surpris de l'expression "jardin de l'être". S'agit-il d'une référence à l' Eden, paradis terrestre? Il semble que oui selon le texte.

Ce qui est essentiel est le soulignement que chaque être humain peut contribuer à l'équilibre, tout d'abord le sien afin de rayonner vers l'autre par la compassion, la charité qui se développera en lui par la grâce de sa dimension spirituelle, l'esprit qui, au fond, est de même nature que l'Esprit Universel.

Amicalement
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lucien



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MessageSujet: Re: Le jardin de l'Etre   Mer 2 Nov - 10:07

« L’Etre est la manifestation du Principe Suprême dans le monde manifesté. » Je me permets de donner un commentaire à partir du point de vue métaphysique (tel que l’on peut le trouver notamment chez Guénon).
Si le « Principe Suprême » désigne le Non-Être (le zéro métaphysique, l’Eternel), alors l’Etre est l’affirmation du Non-Etre en tant que puissance d’être et principe de la manifestation ; ce Un, cet Etre est non-manifesté puisque principe de cette manifestation ; et c’est la « manifestation » qui est tout entière dans l’Etre.

Le texte ci-après de René Guénon est, me semble-t-il, particulièrement explicite :
« Le « Soi » est le principe transcendant et permanent dont l’Être manifesté, l’Être humain par exemple, n’est qu’une modification transitoire et contingente, modification qui ne saurait d’ailleurs aucunement affecter le principe ainsi que nous l’expliquerons plus amplement par la suite. Le « Soi » en tant que tel, n’est jamais individualisé et ne peut pas l’être, car, devant être toujours envisagé sous l’aspect de l’éternité et de l’immutabilité qui sont les attributs nécessaires de l’Être pur, il n’est évidemment susceptible d’aucune particularisation, qui le ferait être « autre que soi-même ». Immuable en sa nature propre, il développe seulement les possibilités indéfinies qu’il comporte en soi-même, par le passage relatif de la puissance à l’acte à travers une indéfinité de degrés, et cela sans que sa permanence essentielle en soit affectée, précisément parce que ce passage n’est que relatif, et parce que ce développement n’en est un, à vrai dire, qu’autant qu’on l’envisage du côté de la manifestation, en dehors de laquelle il ne peut être question de succession quelconque, mais seulement d’une parfaite simultanéité, de sorte que cela même qui est virtuel sous un certain rapport ne s’en trouve pas moins réalisé dans l’« éternel présent ». A l’égard de la manifestation, on peut dire que le « Soi » développe ses possibilités dans toutes les modalités de réalisation, en multitude indéfinie, qui sont pour l’Être intégral autant d’états différents, états dont un seul, soumis à des conditions d’existence très spéciales qui le définissent, constitue la portion ou plutôt la détermination particulière de cet être qui est l’individualité humaine. Le « Soi » est ainsi le principe par lequel existent, chacun dans son domaine propre, tous les états de l’Être ; et ceci doit s’entendre, non seulement des états manifestés dont nous venons de parler, individuels comme l’état humain ou supra-individuels, mais aussi, bien que le mot « exister » devienne alors impropre, de l’état non-manifesté, comprenant toutes les possibilités qui ne sont susceptibles d’aucune manifestation, en même temps que les possibilités de manifestation elles-mêmes en mode principiel , mais ce « Soi », lui-même n’est que par soi, n’ayant et ne pouvant avoir, dans l’unité totale et indivisible de sa nature intime, aucun principe qui lui soit extérieur. » (dans L’homme et son devenir selon le Vedanta)
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